Twitter commence à fact-checker Donald Trump

Twitter met en doute la véracité d’un post de Trump pour la première fois

États-Unis: Twitter accusé d'interférer dans les élections présidentielles

A côté du Tweet, le réseau social a accolé l'avertissement suivant: "Vérifiez les faits sur le vote par la poste", ainsi qu'un point d'exclamation.

Ce texte viserait à permettre de poursuivre les Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux dans les cas de modération des contenus jugés attentatoires à la liberté d'expression, précise le Wall Street Journal.

Il explique donc. "Ces tweets contiennent des informations qui peuvent être trompeuses sur le processus de vote".

Les messages du président identifiés comme trompeurs par les modérateurs de Twitter affirmaient notamment que le vote par correspondance était forcément frauduleux car sujet à de possibles manipulations.

"Twitter étouffe la LIBERTÉ D'EXPRESSION", a-t-il ajouté.

WASHINGTON | Après la rupture du statu quo péniblement établi avec Donald Trump, les réseaux sociaux se retrouvent coincés entre le marteau et l'enclume: un président qui menace de les fermer et l'obligation de gérer la désinformation politique pendant la campagne.

"Il y a deux semaines, Twitter a renforcé ses règles pour lutter contre la désinformation sur la pandémie, en élargissant les types de messages qui pourront être signalés aux utilisateurs comme potentiellement " trompeurs " ou " controversés ". "(...) Ce sera une élection truquée" tweetait Donald Trump. "Lequel a, comme à son habitude, vivement réagi, accusant même le réseau social d" interférer" dans l'élection présidentielle de 2020.

Mais ce n'est pas la première fois que Twitter s'attaque aux publications d'un chef d'État ou d'un responsable politique, en particulier depuis le début de la crise sanitaire. Et pourtant: le président y relayait une théorie du complot contre le présentateur de la chaîne câblée MSNBC Joe Scarborough, accusé par des sites et blogs, selon laquelle cet ancien élu républicain aurait assassiné son assistante parlementaire Lori Klausutis en 2011, sans aucun élément tangible à l'appui. " " Je vous demande d'intervenir parce que le président des Etats-Unis s'est approprié quelque chose qui ne lui appartient pas: la mémoire de mon épouse disparue, et l'a pervertie par calcul politique", a-t-il poursuivi.

Jeudi, le tempétueux président a estimé, d'un tweet, qu'il était " ridicule " de la part de Twitter d'affirmer qu'il n'existait pas de fraude dans le vote par correspondance. "Le partenariat avec les faux médias d'information biaisés et pseudo vérificateurs de faits n'est qu'un écran de fumée que Twitter utilise pour essayer de donner une fausse crédibilité à ses tactiques politiques évidentes".

Le premier amendement interdit également clairement au président de prendre une quelconque mesure pour empêcher Twitter de signaler ses mensonges éhontés à propos du vote par correspondance, a-t-elle ajouté. D'ailleurs, des tweets de Nicolas Maduro (faisant la promotion d'un remède naturel contre le Covid-19), de Jair Bolsonaro (qui remettait en cause l'intérêt du confinement) ou de l'ex-maire de New York Rudy Giuliani (assurant une promotion sans réserve de la chloroquine) avaient déjà été masqués ou supprimés.

Mais Donald Trump va encore plus loin.

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