De l'interpellation aux émeutes, l'affaire George Floyd en quatre questions — États-Unis

Meurtre de Georges Floyd: une nouvelle vidéo révèle ce qui s'est passé avant sa mort

LeBron James et la NBA indignés par la mort de George Floyd lors de son interpellation

Pareillement, l'ancienne star du football américain, Colin Kaepernick, a soutenu les manifestants réclamant justice après la mort d'un homme noir aux mains de la police. Nous savons qu'il y a beaucoup de blessures. Des manifestants ont mis le feu à un magasin de pièces automobiles et pillé une boutique à proximité du commissariat où travaillaient, avant leur licenciement mardi, les officiers accusés du meurtre de George Floyd.

"L'assassinat de Georges Floyd par la police, devrait interpeller tous ces Africains qui pensent que les Etats-Unis d'Amérique, peuvent promouvoir les droits de l'Homme dans le monde. Un pays où une police gangrénée par le racisme tue en moyenne 1000 personnes par an, ne saurait s'ériger en donneur de leçons, et en gendarme du monde", acité Patrice Towa, consultant en communication numérique et citoyen originaire du Cameroun.

Le gouverneur de l'État du Minnesota Tim Walz a signé un décret autorisant l'intervention de la garde nationale. Deux cent policiers de l'Etat, ainsi que des hélicoptères, doivent également être envoyés sur place. "Je vais mourir. Ils vont me tuer", supplie George Floyd.

"Mais Twitter a signalé vendredi pour " apologie de la violence " un tweet du président sur les affrontements, pouvant être interprété comme une incitation aux forces de l'ordre à faire usage de leurs armes". Au moindre problème, quand les pillages démarrent, les tirs commencent.

Meurtre de Georges Floyd: une nouvelle vidéo révèle ce qui s'est passé avant sa mort
États-Unis : un afro-américain tué lors d’une interpellation

Les quatre policiers présents pendant l'arrestation de George Floyd ont été limogés mardi 26 mai, "mais laissés en liberté alors qu'une enquête a été ouverte", précise Le Parisien. Mais aucune inculpation n'a encore eu lieu, ce qui alimente la colère et les frustrations.

La scène de l'arrestation de George Floyd montre cet homme plaqué au sol par un policier qui l'immobilise avec un genou sur le cou. Je voudrais qu'ils [les manifestants] soient pacifiques mais je ne peux pas les forcer, c'est dur.

De son côté, Michelle Bachelet, la Haut-Commissaire de l'Onu aux droits de l'Homme, a fait le lien avec une série d'autres drames qui ont ravivé les plaies raciales aux Etats-Unis. Le Minnesota avait également été marqué par la mort en 2016 d'un automobiliste noir, Philando Castile, abattu lors d'un banal contrôle de police sous les yeux de sa compagne et d'une fillette. Certains manifestants ont scandé "Pas de justice, pas de paix " et d'autres ont répété "Je ne peux pas respirer ", une phrase prononcée par George Floyd alors qu'il était cloué au sol par un policier. Le premier a appelé à des manifestations dans tout le pays.

Le chef de la police de Minneapolis, Medaria Arradondo, a reconnu jeudi qu'il y avait "un déficit d'espoir" dans sa ville et que ses équipes y avaient contribué.

Dernières nouvelles