Donald Trump contre Twitter : le bras de fer en 5 actes

Crédits: geralt  Pixabay

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Alors que les manifestations pour protester contre la mort de George Floyd commençaient à prendre de plus en plus d'ampleur dans le pays, le réseau social a placé ce Tweet derrière un avis expliquant que celui-ci avait enfreint son code de conduite relatif à "l'apologie de la violence".

Le poste de police où exerçaient les quatre fonctionnaires impliqués dans le décès du jeune homme a notamment été incendié dans la nuit. Ce vendredi, le réseau social s'en est de nouveau pris à une publication de Donald Trump.

Les commentaires de Zuckerberg sont apparus plus de 16 heures après la décision prise par Twitter de masquer le message de Trump, et après une pression croissante sur le réseau social de faire de même, dénonce Engadget.

Pour rappel, jeudi soir, Donald Trump a signé un décret ouvrant la porte à des plaintes contre les plateformes de réseaux sociaux auprès de la "Federal Trade Commission", qui sera encouragée à vérifier si les politiques de gestion de contenu des entreprises technologiques respectent leurs engagements de neutralité. Le décret du président vise donc à réduire leur pouvoir de censure des contenus.

La nouvelle mention se superposant aux récents tweets de Donald Trump, ci-dessus (Crédits: Twitter). Viens juste de parler au gouverneur Tim Walz et lui ai dit que l'armée est à ses côtés tout du long.

"Par ailleurs, cette assurance du 45è président des USA est un appel lancé aux manifestants qui détruisent des biens publics en signe de protestation meurtre de l'Afro-américain". Le tweet reste intégralement visible lorsqu'on clique sur le message.

Selon lui, les plateformes ne devraient pas se poser en "arbitre de la vérité sur tout ce que les gens disent en ligne". Des propos répétés ensuite par Donald Trump. En effet, selon The Verge, ce décret s'attaquerait directement à la section 230 du Communications Decency Act, qui confère aux plate-formes (au sens large) une immunité presque totale par rapport au contenu publié par leurs utilisateurs. L'article 230 devrait être abrogé par le Congrès.

Le décret cherche à modifier le champ d'application de cette loi de 1996 et affirme que l'immunité ne peut pas s'étendre à ceux qui pratiquent la "censure de certains points de vue". Le débat sur le sacro-saint statut d'hébergeur des plateformes en ligne fait rage depuis des mois et dépasse largement le contentieux entre Donald Trump et Twitter. Sauf que cette relation a viré cette semaine au bras de fer lorsque Twitter, son medium préféré de communication, a signalé, pour la première fois, comme "trompeurs" deux de ses messages.

L'un des proches conseillers du président, Dan Scavino, qui s'occupe en particulier de sa stratégie sur les réseaux sociaux, a lui franchi un pas dans ses attaques.

Le fondateur de Twitter Jack Dorsey a immédiatement répondu à Mark Zuckerberg, sans jamais le citer, en indiquant que sa plateforme ne se considère pas non plus comme un "arbitre de la vérité" mais continuera à "mettre en évidence les déclarations contradictoires et de montrer les informations litigieuses afin que les gens puissent juger par eux-mêmes".

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