Emmanuel Macron s'entoure d'un nouveau comité d'experts — Economie mondiale

Un nouveau comité d’économistes va conseiller l’Élysée il sera présidé par le Prix Nobel 2014 Jean Tirole

Qui sont les experts choisis par Macron pour repenser l'économie mondiale post-épidémie?

Le président de la République, Emmanuel Macron, vient en effet de demander à vingt-six économistes de constituer une commission sur les grands défis économiques auxquels notre pays va être confronté.

Chargée de "présenter des recommandations pour rendre les politiques économiques plus efficaces", l'instance devra donc rendre son rapport final d'ici décembre 2020, note l'hebdomadaire.

Le chef de l'Etat s'entoure ainsi d'un nouveau conseil d'experts, après le conseil scientifique et le Comité analyse, recherche et expertise (Care), sur les aspects sanitaires de la pandémie de coronavirus, ou des conseils spécialisés comme le conseil présidentiel sur l'Afrique ou encore le conseil présidentiel des villes. Demain vendredi 29 mai, le président va installer une commission d'économistes de haut vol, co-présidée par deux Français: Jean Tirole, le prix Nobel 2014, à la tête de l'Ecole d'Economie de Toulouse et Olivier Blanchard, l'ancien chef économiste du Fonds Monétaire International, aujourd'hui chercheur au Peterson Institute for International Economics. Elle comprend notamment les prix Nobel Peter Diamond et Paul Krugman, l'ancien vice-président de la Banque mondiale et spécialiste de l'économie du climat Nicholas Stern et l'ex-conseillère économique de Bill Clinton et spécialiste des inégalités Laura Tyson.

Emmanuel Macron y a aussi placé des proches, parmi lesquels Philippe Aghion et Jean Pisani-Ferry, qui ont tout deux travaillé sur les volets économiques de son programme.

Christian Gollier est un économiste spécialiste des questions climatiques. Il appartient à la famille des néokeynésiens.

Au total, la commission compte 24 autres économistes académiques européens et américains.

Sur le climat, les inégalités et la démographie, le chef de l'État estime que "des solutions économiques nouvelles sont nécessaires, à plus forte raison dans des économies frappées par la crise du Covid", explique la présidence.

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