Journée mondiale sans tabac : l'OMS lance une campagne contre sa commercialisation

« Sensibiliser ne suffit plus, il faut un cadre plus strict »

Covid-19 / Avec des actions au Sénégal et dans le monde : « L'industrie du tabac veut profiter du contexte pour soigner son image » (LISTAB)

Pour l'année 2020, le thème est: " Protéger les jeunes contre les manipulations de l'industrie et les empêcher de consommer du tabac et de la nicotine ".

A l'instar de nombreux pays, le Maroc célèbre le 31 mai, la Journée mondiale sans tabac, dans un contexte mondial marqué par une crise sanitaire sans précédent due à la pandémie de Covid-19. Le tabagisme est en augmentation chez les jeunes filles âgées de 13 à 15 ans et la consommation de produits du tabac autres que la cigarette progresse dans la Région.

Le jour désigné sert à attirer l'attention mondiale sur les risques pour la santé causés par le tabac et le nombre de décès évitables qu'il provoque.

Soulignons également que de plus en plus d'études indiquent que les personnes qui fument seraient plus vulnérables à la COVID-19 en raison de risques plus élevés de symptômes sévères et de complications. Cette enquête réalisée en collaboration avec l'OMS qui s'est intéressée entre autres au comportement tabagique a permis de révéler que la prévalence de l'utilisation actuelle de toutes formes confondues de tabac était de 13,4%.

Au Maroc, le tabagisme des jeunes est en baisse. Elle est plus faible chez les femmes (0,4%) que chez les hommes (26,9%). Les prévalences les plus élevées concernaient les tranches d'âge de 30-44 et 45-59 ans, avec respectivement 15,4 et 15,2%. Un message de prévention n'atteindra pas de la même manière un chômeur, un homme mature, un étudiant, une jeune femme, un adolescent, un employé ou un cadre supérieur... " Ce pourcentage est plus élevé chez les garçons et augmente avec l'âge et le niveau scolaire ", d'après le document. C'est pourquoi, la Ligue sénégalaise de lutte contre le tabac invite les fumeurs à profiter de cette période de pandémie, avec ses mesures de restriction, pour arrêter le tabac, afin de protéger les fumeurs et leur entourage des effets néfastes du tabac et de la fumée passive.

Le ministre de la santé a ainsi manifesté son soutien à la lutte antitabac confiée au Programme National de Lutte contre le Tabac ainsi qu'à toutes les parties prenantes à la lutte pour la protection de notre jeune génération contre les méfaits du tabagisme.

La taxation du tabac permet également d'augmenter les recettes fiscales grandement nécessaires, d'éviter des dépenses de soins de santé futurs et d'alléger la charge pesant sur les systèmes de soins de santé, a expliqué l'OMS.

Ajoutons que l'arrivée et la diversification des produits de vapotage offerts sur le marché ainsi que l'engouement des jeunes pour ces produits exigent l'élaboration de stratégies d'intervention efficaces pour prévenir les risques qui y sont associés.

Son application est demandée par la cible 3.a des objectifs de développement durable (ODD). Dire que le vapotage n'est pas sur à 100% c'est une chose mais annoncer en parlant principalement de l'e-cigarette que " l'industrie du tabac a embelli ses produits afin de les rendre plus attrayants pour des groupes démographiques spécifiques " c'est être hors-sujet si le but est d'aider la population à quitter le tabagisme.

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