Meurtre de George Floyd : les Etats Unis en feu

Mort de George Floyd : plus de 200 manifestants arrêtés à New York

États-Unis : Les protestations contre la mort de George Floyd ont balayé 30 villes, 25 d’entre eux ont annoncé des couvre-feux.

Tandis que l'administration du président Donald Trump qualifiait de terroristes les instigateurs des émeutes, il y a eu dimanche de nouveaux affrontements entre policiers et manifestants.

Vendredi soir, 2500 policiers et soldats de la Garde nationale et l'imposition d'un couvre-feu n'avaient pas empêché Minneapolis de s'embraser, avec de nombreux pillages et incendies volontaires.

Dimanche soir, des pillages ont été signalés à Philadelphie et New York, ainsi que dans un centre commercial huppé de Santa Monica, dans la banlieue de Los Angeles.

Quelque 5 000 soldats de la Garde nationale ont été déployés dans 15 États et à Washington, et 2 000 autres se tiennent prêts à intervenir si nécessaire, a indiqué dimanche la Garde nationale. Le visage de cet agent a fait le tour du monde, depuis qu'une vidéo devenue virale le montre interpellant violemment lundi pour un délit mineur George Floyd, et placer son genou sur son cou. Il a été inculpé pour " homicide involontaire ".

Les manifestants scandaient pour beaucoup " Black Lives Matter " (" La vie des Noirs compte ") ou " Je ne peux pas respirer ", les derniers mots prononcés par George Floyd alors que le policier blanc Derek Chauvin maintenait son genou pendant de longues minutes sur le cou du quadragénaire noir.

Le site web de la police de Minneapolis a cessé de fonctionner samedi. Il devait comparaître lundi devant un tribunal, mais cette première audience a été reportée au 8 juin.

Depuis le début de la semaine, les manifestations de protestation ont pris de l'ampleur partout dans le pays, et ont viré à l'émeute, au point que de nombreuses villes, dont Los Angeles, Philadelphie et Atlanta, ont annoncé la mise en place d'un couvre-feu samedi.

"Nous avons des enfants noirs, des frères noirs, des amis noirs, nous ne voulons pas qu'ils meurent. Nous en avons assez de l'oppression", a dit à l'AFP une manifestante à Saint Paul, Muna Abdi, une femme noire de 31 ans.

Des routes ont été coupées, des voitures et des commerces incendiés, et les forces de l'ordre, déployées en grand nombre, ont répliqué par des gaz lacrymogènes et dans certains cas des balles en caoutchouc.

Donald Trump a promis de " stopper la violence collective " et dénoncé les agissements de " gauchistes radicaux " et notamment la mouvance radicale " antifa " (antifasciste).

La maire d'Atlanta Keisha Lance Bottoms avait plus tôt comparé la situation aux affrontements de Charlottesville, où des heurts entre militants suprémacistes blancs et antifascistes ont fait un mort et des dizaines de blessés en août 2017. Des foules de protestataires se sont rassemblées à New York, Dallas, Houston, ville d'origine de la victime, Las Vegas, Des Moines, Memphis et Portland, y compris à Washington sous les fenêtres du président Trump.

La légende de la NBA Michael Jordan est de son côté sorti de sa réserve.

L'émotion a largement dépassé les frontières des Etats-Unis.

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