Coronavirus : l’OMS autorise à nouveau le traitement à l’hydroxychloroquine

Coronavirus : l’OMS change d’avis sur la Chloroquine

Hydroxychloroquine et Covid-19 : OMS KO, Trump OK

- L'hydroxychloroquine continue de soulever les débats en ce qui attrait à son utilisation pour traiter les patients covid.

Si une " expression of concern " n'est pas aussi lourde de conséquences qu'une rétractation pure et simple, elle est tout de même de nature à jeter le doute.

Ces conclusions ont été rendues alors que la revue médicale The Lancet vient de prendre ses distances avec l'étude qu'elle avait publiée le 22 mai, en avertissant ses lecteurs qu'elle posait de nombreuses questions. Cette société est dirigée par le quatrième auteur de l'étude du Lancet.

Trois des quatre auteurs de l'étude affirmant que l'hydroxychloroquine était inefficace voire même dangereuse comme traitement contre le coronavirus, ont fait un rétropédalage en revenant sur les propos qu'ils ont avancé.

Déjà, quelques jours avant, s'interrogeant sur le sérieux des travaux ayant conduit l'OMS à suspendre les essais sur la chloroquine, des dizaines de scientifiques ont publié une lettre ouverte exprimant leurs "inquiétudes" sur les méthodes l'étude parue dans la revue scientifique médicale hebdomadaire britannique sur l'hydroxychloroquine.

Résultat, l'OMS a finalement annoncé la reprise des essais cliniques avec l'hydroxychloroquine, et l'étude européenne Discovery envisage de faire de même.

Ils dressent une longue liste des points problématiques, d'incohérences dans les doses administrées dans certains pays à des questions éthiques sur la collecte des informations, en passant par le refus des auteurs de donner accès aux données brutes. Ils n'ont pas été en mesure de réaliser un audit indépendant des données sur lesquelles reposait leur analyse. L'étude en question, dite "observationnelle" (l'analyse des dossiers médicaux de 96 000 patients dans le monde), concluait à l'inefficacité de la molécule et constatait par ailleurs une hausse de la mortalité et une augmentation des arythmies cardiaques associées à l'usage de ce traitement.

Au premier rang d'entre eux figure le chercheur français Didier Raoult.

Le Dr Desai, qui a défendu depuis le début l'"intégrité " de ses données, a de son côté décliné tout commentaire jeudi, a indiqué à l'AFP l'agence assurant sa communication. Une partie des auteurs s'est tout simplement retirée des études publiées respectivement dans The Lancet et The NEJM.

" Ces errements illustrent que le temps scientifique doit être déconnecté de celui médiatique".

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