L’aide pour les employeurs recrutant des apprentis passe à 8.000 euros — Emploi

Bruno Le Maire ministre de l’Économie

Bruno Le Maire ministre de l’Économie

En ce qui concerne le salaire des pilotes embauchés, il serait revu à la baisse.

Cette entreprise "ne respecte pas les procédures prévues par le code du travail", a confirmé auprès de l'AFP Me Fiodor Rilov, avocat du SNPNC-FO et du CSE de la compagnie.

Face à la crise économique provoquée par la pandémie de coronavirus, Ryanair a décidé de proposer à ses salariés un marché: une baisse de salaire pour sauvegarder leur emploi.

Interrogé sur RTL sur ce conflit social potentiel, le ministre de l'Economie a estimé ce mardi que le chantage n'était "jamais une voie" à propos d'un email envoyé par la direction de Ryanair en France aux élus du personnel navigant commercial (PNC, hôtesses et stewards), brandissant la menace de "licencier 27 personnes" si le SNPNC-FO (syndicat) "ne s'engage pas rapidement à accepter des baisses de salaires". "Dans ces temps extraordinairement durs pour tout le monde, la préservation de l'emploi, elle passe aussi par des solutions imaginatives mais certainement pas par le chantage", a conclu Bruno Le Maire.

"En revanche, qu'il y ait des accords d'entreprise de longue durée qui permettent de préserver l'emploi, en inventant des dispositifs imaginatifs (.) ça oui, c'est même souhaitable", a ajouté Bruno Le Maire.

Muriel Pénicaud, ministre du Travail, a annoncé le 4 juin 2020 une prime à l'embauche d'apprentis pour les entreprises. La compagnie low cost le fait "sous forme de chantage" alors qu'elle "a été assez spécialiste d'une politique sociale bas de gamme", a-t-elle jugé.

Début mai, la compagnie aérienne avait déjà annoncé qu'elle supprimait 3000 emplois pour pouvoir survivre à la crise du coronavirus.

D'après ce mail, la direction de Malta Air (groupe Ryanair), qui opère pour la compagnie irlandaise en France, veut diminuer de 10 % la rémunération de ses quelque 180 PNC, pendant cinq ans, jusqu'au 30 juin 2025. D'après RTL, la compagnie low cost irlandaise aurait proposé de baisser les revenus jusqu'à 20% pour les pilotes, 10% pour les hôtesses de l'air et les stewards.

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a de son côté estimé mardi matin que Ryanair ne respectait "ni la fiscalité, ni ses salariés, ni les travailleurs, ni personne". Faute de quoi, " 29% des pilotes et 27% des copilotes " identifiés comme en sureffectif dans les bases des aéroports de Bordeaux, Marseille et Toulouse seront licenciés.

Son homologue de FO, Yves Veyrier, a dénoncé sur LCI les "comportements de prédateur" de Ryanair, qui mène selon lui un "chantage à l'emploi" en utilisant la crise du Covid-19 comme un "effet d'aubaine".

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