Pétrole : L'Opep+ approuve une extension d'un mois de l'accord sur la production

Le pétrole perd du terrain devant les atermoiements de l'Opep+

Opep+: prolongation d'un mois de l'offre actuelle de brut

Pour limiter la baisse des prix et s'adapter à la baisse de la consommation, l'Opep+ retire du marché, depuis le 1er mai et jusque fin juin, 9,7 millions de barils par jour (mbj).

"Evoquant un accord " historique " obtenu lors de cette 11e conférence de l'OPEP +, M. Arkab a rappelé que l'objectif recherché est celui " d'assoir et d'assurer une stabilité sur le marché pétrolier entre l'offre qui est disponible et la demande ".

" Tous les pays participants ont accepté la possibilité de prolonger d'un mois supplémentaire la première phase des ajustements de la production de mai et juin ", a indiqué l'organisation dans un communiqué à l'issue de deux rounds de négociations par visioconférence.

Initialement prévue les 9 et 10 juin en cours, la 11ème réunion ministérielle de l'Opep+ a été avancée de trois jours, au même titre que les négociations sur la prolongation des réductions de production, comme cité dans ledit accord. "Même si les réductions de production sont prolongées, la question de la conformité (entre les engagements pris par les pays et leur mise en œuvre, Ndlr) se pose toujours", explique, toutefois, Mme Cincotta. Les pays qui se sont déjà conformés exigent que tout le monde le fasse.

"Faire remonter le niveau de l'offre de brut " est un exercice d'équilibre à la fois redoutable et délicat", a souligné Ann-Louise Hittle, analyste chez Wood Mackenzie". "Il est essentiel de trouver le bon moment ", a-t-elle ajouté, qui n'est donc pas encore venu.

Le 12 avril les pays membres de l'Opep et leurs alliés s'étaient mis d'accord pour réduire la production de l'or noir de 9,7 millions barils par jour entre mai et juin, puis de 7,7 millions de juillet à décembre.

Le secrétaire américain à l'Energie Dan Brouillette a quant à lui adressé sur twitter ses " félicitations " à l'Opep+ peu après l'annonce de l'accord.

Le cartel et ses partenaires ont ainsi surmonté les dissensions auxquelles ils ont habitué le marché.

"Le problème est de savoir ce qu'il faut faire des pays qui ne respectent pas les réductions promises, comme l'Irak et le Nigeria, les tricheurs notoires de l'OPEP qui depuis des années maintenant n'ont jamais respecté pleinement les accords précédents", avait tancé jeudi Ole S. Hansen, de Saxobank, dans une note. "Nous travaillons en parfaite symbiose sur les grandes questions", a néanmoins affirmé le ministre algérien de l'Energie, qui assure par ailleurs la présidence tournante du cartel.

Malgré les doutes qui planent sur la difficile entente entre producteurs, la politique de l'Opep a montré son efficacité, puisque les cours sont remontés en ce début juin autour de 40 $ le baril pour la référence américaine, le West Texas Intermediate (WTI), et son équivalent européen, le Brent de la mer du Nord.

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