Violences policières : une suspension envisagée "systématiquement" en cas de soupçon de racisme

Pour remettre de la confiance entre les forces de l’ordre et la population le ministre de l’Intérieur a annoncé différentes mesures ce lundi après-midi

Violences policières : une suspension envisagée "systématiquement" en cas de soupçon de racisme

" Tolérance zéro " face au racisme au sein des forces de l'ordre, a annoncé le gouvernement. Il a affirmé qu'une suspension serait "systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré " de racisme.

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"Personne ne doit risquer sa vie lors d'une interpellation", a-t-il ensuite ajouté en précisant que la méthode de prise par le cou sera interdite.

" Un rappel de notre détermination à combattre, ici, le racisme dans la police et dans tout autre secteur", a indiqué l'association, soutenu par plusieurs syndicats, ONG et partis politiques (EELV, PS, LFI, PCF).

Le ministre de l'Intérieur a pris la parole le 8 juin dans un contexte de multiplication des révélations de comportements racistes et de dénonciations de violences chez les forces de l'ordre françaises.

Il a aussi annoncé une réforme "en profondeur des inspections du ministère de l'Intérieur", l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), son homologue de la gendarmerie (IGGN) et l'inspection générale de l'administration (IGA) pour "plus d'indépendance".

Christophe Castaner a par ailleurs regretté le refus des proches d'Adama Traoré, décédé en 2016 lors de son interpellation, de rencontrer la ministre de la Justice Nicole Belloubet pour échanger avec elle.

En revanche, le ministre s'est montré fermé à l'idée de revoir entièrement le système afin que ce ne soient pas des policiers ou des gendarmes qui examinent les éventuels manquements de leurs collègues.

" (Les manifestations) ne sont pas (autorisées) dans les faits (...) mais l'émotion mondiale, qui est saine sur ce sujet, dépasse au fond les règles juridiques qui s'appliquent", a déclaré M. Castaner au micro de BFMTV/RMC.

"Il n'y a pas d'impunité", a assuré Christophe Castaner qui dit avoir demandé "une mission" sur "les actes et propos racistes au sein de la police" sur les trois dernières années.

"Il n'y aura pas de sanction et de procès-verbal", a-t-il ajouté, tout en appelant les manifestants à respecter " les gestes barrières ". "La lumière sera faite et les déclarations des policiers sont en ce moment confrontées aux expertises médicales".

Si Christophe Castaner est en première ligne ce lundi, mardi c'est Edouard Philippe, le Premier ministre, qui se rendra dans des quartiers pour parler de la lutte contre les discriminations.

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