Coronavirus : Lufthansa compte supprimer 22.000 postes dans le monde

Lufthansa envisage la suppression de 22.000 postes

Coronavirus : Lufthansa compte supprimer 22.000 postes dans le monde

"Il n'y a pas d'agitation, on continue de discuter", souligne Etienne Davignon, administrateur de Brussels Airlines, cité par L'Echo, rappelant que les actionnaires de Lufthansa doivent encore approuver lors d'une assemblée générale le 25 juin l'accord conclu avec le gouvernement allemand.

Bien que la Commission Européenne ait donné son aval aux aides d'Etats et prêts octroyées aux compagnies aériennes européennes en difficulté suite à la crise du transport aérien mondial liée au Covid-19, la casse sociale ne va apparemment pas être évitée.

"Nous allons avoir 22 000 postes équivalent temps plein en moins au sein du groupe Lufthansa, dont la moitié en Allemagne", a estimé le groupe.

Pour le groupe, qui compte 135.000 salariés dans le monde, " la demande dans le trafic aérien va visiblement reprendre très lentement ", notant qu'il envisage également de se séparer de 100 avions, sur les 763 appareils de sa flotte. Pour justifier ces suppressions de postes, le responsable des ressources humaines de Lufthansa avance un argument: "Sans une réduction significative des coûts de personnel pendant la crise, nous gâcherons la possibilité d'un meilleur redémarrage".

Comme pour l'ensemble du secteur aérien, la pandémie de coronavirus a eu un fort impact sur l'activité du premier groupe aérien européen.

Le groupe a déjà payé un lourd tribut à la crise sanitaire: au premier trimestre, il a essuyé une perte nette inédite de 2,1 milliards d'euros. D'ailleurs, d'ici à septembre, son nombre de vols ne dépassera pas 40 % de ce qui était prévu avant la pandémie. Pour éviter la faillite, Lufthansa a reçu 9 milliards d'aides publiques et de crédits garantis par Berlin avec comme contrepartie l'entrée au capital à hauteur de 20 % de l'État.

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