5G : les enchères d'attribution des fréquences en France prévue pour septembre 2020

La nouvelle technologie mobile 5G est très attendue par les opérateurs télécoms et les industriels

La nouvelle technologie mobile 5G est très attendue par les opérateurs télécoms et les industriels

Bouygues Telecom, Orange, Free (Iliad) et SFR (Altice) ont déjà obtenu chacun un bloc de 50 mégahertz (MHz) au prix unitaire de 350 millions d'euros dans le cadre de la première partie du processus d'attribution.

Une décision qui ne fait bien évidemment pas les affaires de Bouygues Telecom et SFR, qui militaient pour repousser de plusieurs mois la fin de cet appel d'offres en justifiant cette demande par la nécessité de boucler le déploiement de la 4G dans les zones peu denses. "Dans le climat économique d'aujourd'hui, la 5G n'est pas la priorité du pays", avait notamment fait valoir fin mai Martin Bouygues, proposant plutôt de redoubler d'effort pour déployer la 4G.

Le gendarme des télécoms n'entend pas pour autant brader ses ambitions en ce qui concerne le déploiement de la 4G sur le territoire. L'entreprise n'a pas été entendue mais n'est pas "mauvaise perdant", a assuré son directeur général adjoint Didier Casas. "Nous chercherons à acheter du spectre pour offrir de la 5G à des clients", a-t-il déclaré sur France Info.

Pour l'Etat, l'attribution des fréquences - pour 15 ans minimum - représente un magot minimal de 2,17 milliards d'euros. Pour les opérateurs, l'investissement est colossal et les retombées à court terme restent incertaines, d'où l'enthousiasme très relatif de Bouygues.

Les réseaux 4G de ces deux opérateurs, réutilisés pour la 5G, sont en partie équipés par le groupe chinois Huawei, dont la participation au chantier 5G est dans les mains de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi).

Si le géant chinois était mis hors-jeu pour des motifs de sécurité nationale, comme aux Etats-Unis où le président Donald Trump l'accuse d'être au service des intérêts de Pékin, Bouygues réclamera une indemnisation à l'Etat, ont prévenu ses dirigeants mercredi lors d'une audition parlementaire.

Alors que le Conseil d'État et le Tribunal de grande instance de Paris, saisis par des associations et des citoyens inquiets des potentiels effets néfastes de la 5G sur la santé et l'environnement, doivent se prononcer sur le principe de précaution, Sébastien Soriano a évoqué une " préoccupation légitime ".

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