Risque de tumeur cérébrale à cause de médicaments progestatifs

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Après une première alerte en juin 2019, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) avertit sur un sur-risque de tumeur cérébrale lié à la prise de deux médicaments progestatifs, prescrits notamment en cas d'endométriose, de troubles menstruels et à la ménopause. Il existe " une augmentation importante du risque avec la dose utilisée, la durée du traitement et l'âge. " Cette nouvelle mise en garde concerne le Lutéran (acétate de chlormadinone) et le Lutényl (acétate de nomégestrol) et leurs génériques ". Près de 400 000 femmes se sont vues prescrire ce traitement en 2019, rapporte l'ANSM. Le méningiome est une tumeur, le plus souvent bénigne, qui se développe à partir des membranes qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière (les méninges).

Le risque est multiplié par 12,5 à partir de 5 ans de traitement avec le Lutényl et ses génériques et par 7 à partir de 3,5 ans pour le Lutéran et ses génériques.

Sur la base d'une étude épidémiologique réalisée chez un très grand nombre de patientes, l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) indique que la prise de médicaments progestatifs pour traiter les troubles de la ménopause, des troubles menstruels et de l'endométriose accroît le risque de développer un méningiome.

"Par ailleurs le risque de méningiome conduisant à une chirurgie intracrânienne augmente fortement avec l'âge: il est, par exemple, 3 fois plus élevé pour les femmes de 35 à 44 ans que pour celles de 25 à 34 ans". Les jeunes femmes de plus en plus touchées par les maladies cardiovasculairesAndrocur: Une étude révèle des cas graves de développement de tumeur pendant la grossesse bien après l'arrêt du traitementJournée pour les droits des femmes: La pilule, amie ou ennemie? Ils doivent les informer du risque, mais aussi " réévaluer la pertinence" du traitement "en tenant compte du bénéfice-risque individuel", et limiter la durée d'utilisation et la posologie "aux doses minimales efficaces".

L'ANSM préconise de réaliser une IRM aux femmes de plus de 35 ans en cas de traitement prolongé, c'est-à-dire de plus de cinq ans, et de consulter son médecin traitant.

Le Lutéran du laboratoire Sanofi ne devrait bientôt plus être commercialisé dans le pays, à l'instar du Surgestone, commercialisé par le laboratoire Serb.

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