Aucun changement d'indemnisation pour les salariés au 1er juillet — Chômage partiel

Chômage partiel pas de baisse de l’indemnisation au 1er juillet

Chômage partiel: pas de baisse de l’indemnisation au 1er juillet

Le ministère du Travail confirme qu'il n'y aura pas de baisse des indemnisations ou de la prise en charge par l'Etat comme ça avait été annoncé, ce lundi matin, par le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin.

Il n'y aura aucun changement concernant le chômage partiel à partir du 1er juillet.

"On va baisser un tout petit peu le chômage partiel pour passer en salaire brut à 60 % au lieu de 70 % actuellement", a-t-il dit sur BFMTV et RMC. "Selon lui, les salariés " ne verront sans doute pas la différence " puisqu'il " appartient aux chefs d'entreprises de compenser les 10 ou 15% que l'État ne mettra plus ".

Vendredi, c'est la secrétaire d'État à l'Économie, Agnès Pannier-Runacher, qui avait évoqué une baisse de la prise en charge du chômage partiel au 1er juillet pour les entreprises et une baisse de l'indemnisation pour les salariés, avant de se rétracter sur le premier point.

"Fin mai, 7,8 millions de Français ont été en chômage partiel, mais c'est moitié moins d'heures qu'en avril, la décrue est vraiment manifeste, c'est vrai dans le commerce et le bâtiment", a-t-elle détaillé. "En mai, dans le secteur privé, un salarié sur deux est allé travailler sur son lieu de travail, un sur quatre (était) en télétravail, un quart en chômage partiel, en garde d'enfant ou en arrêt maladie", a-t-elle ajouté. Depuis le 1er juin dernier, cette prise en charge a été abaissée à 85% du salaire, les 15% restants étant à la charge de l'employeur, avec le maintien du seuil de 84% du salaire net pour l'employé.

Il pourrait y avoir un "effort supplémentaire demandé, avec une différenciation dans la prise en charge, selon qu'il y a eu un accord d'entreprise ou pas", a dit Cyril Chabanier, le président de la CFTC, à l'issue d'une rencontre avec Muriel Pénicaud.

La ministre prévoit en outre de maintenir le dispositif actuel pour "les secteurs en grosse difficultés", comme les hôtels, les restaurants ou les salles de spectacle. Restera cependant à trouver des syndicats représentant au moins 50 % des salariés prêts à parapher un tel dispositif.

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