A l’Assemblée, Raoult étrille la stratégie des tests

Assemblée: Raoult a-t-il dit la vérit

France:Didier Raoult convoqué devant une commission d’enquête parlementaire

"Je ne suis pas un prophète, même si je suis barbu".

Multipliant les affirmations difficilement vérifiables, les digressions historiques et les citations philosophiques, Didier Raoult a à plusieurs reprises au cours des trois heures d'audition mis en cause les "conflits d'intérêts" au sein des instances de recherche médicale et du Conseil scientifique créé le 11 mars pour éclairer les décisions du gouvernement. Le test de diagnostic moléculaire du Covid-19 a été mis en place dès le 17 janvier par l'Institut Pasteur, centre national de référence (CNR) pour les virus respiratoires avec les Hospices Civils de Lyon.

"Je ne suis pas d'accord avec la décision qui a été prise de ne pas généraliser les tests", a-t-il également déclaré, estimant qu'"on ne peut pas étudier" une maladie nouvelle "si on ne teste pas". Convoqué par la commission d'enquête parlementaire, le professeur marseillais de l'IHU Méditerranée Infection qu'il dirige, a fustigé l'organisation des tests de dépistage au coronavirus Covid-19 et évoqué des conflits d'intérêt dans la recherche.

"Je suis un grand scientifique, je sais ce qu'est un essai", s'est récrié le chercheur.
"Un Conseil scientifique, c'est des données et ce qu'on propose de pratique pour faire de la médecine".

Didier Raoult a par ailleurs renouvelé devant la commission d'enquête l'affirmation selon laquelle certains détracteurs de l'hydroxychloroquine seraient financièrement liés au laboratoire Gilead, fabricant du remdesivir, autre molécule dont l'efficacité est testée dans le traitement du Covid-19.

Face aux demandes de précision des députés, le microbiologiste les a notamment renvoyés à la consultation de la base de données Transparence Santé, qui recense les liens d'intérêt entre les entreprises et les acteurs du secteur de la santé.

"Celui qui a dit qu'on ne pouvait pas l'utiliser, il a fait une faute".

Didier Raoult a estimé que le ministre de la Santé Olivier Véran avait "été mal entouré". Selon lui, la France a connu une "surmortalité" qui aurait pu être évitée: "La gestion de la maladie fait qu'au final il y a deux fois plus de morts".

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