Nouvelles technologies : Le "GPS chinois" finalisé avec un ultime satellite

Crédit CNSA TV

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Ce dispositif de positionnement par satellite a été développé par le département américain de la Défense à des fins militaires durant les années 1970 avant de s'ouvrir au public en 2000.

Cela fait quelques années que plusieurs territoires comme l'Europe ou la Russie travaillent sur des systèmes concurrents. Avec la finalisation de cette constellation, l'ensemble de la planète est désormais couvert par le système Beidou. La Chine a finalisé ce mardi 23 juin, grâce au lancement d'un dernier satellite, son système de navigation Beidou, qui lui permet de couvrir le monde entier et de s'affranchir des Américains.

La télévision publique CCTV a indiqué que ce trentième et ultime satellite de la troisième génération Beidou (Beidou-3) a été propulsé dans l'espace hier mardi à 09 heures 43 locales depuis le centre de lancement de Xichang, dans le sud-ouest de la Chine, par une fusée Longue-Marche 3. Prévue la semaine dernière, l'opération avait été reportée au tout dernier moment en raison d'un " problème technique ".

Les deux premiers satellites ont fourni une couverture en Chine et dans la région Asie-Pacifique.

Beidou est désormais composé de 30 satellites.

Son système est aujourd'hui employé en Chine dans les taxis, les bus, les voitures particulières et bien sûr par les smartphones.

Depuis le lancement du programme dans les années 1990, plus de 100 000 scientifiques, ingénieurs et techniciens ont participé à la conception du système de navigation.

Stratégiques, ils peuvent également être utilisés par les armées de leurs pays respectifs (Chine, Etats-Unis, Russie) afin d'effectuer de la géolocalisation ou du guidage de missiles de très haute précision. Dans ce cas, la Chine pourrait agir sans s'inquiéter de voir les USA couper le système qu'elle est en train d'utiliser, puisqu'elle profite maintenant d'un outil indépendant.

La troisième version du système chinois de navigation par satellite Beidou (BDS) crée une alternative au système russe GLONASS, au Galileo européen et au GPS américain. Plusieurs dizaines de pays utilisent par ailleurs officiellement le système, selon les médias d'Etat chinois.

Pour la Chine, l'enjeu est de réduire sa dépendance à la technologie américaine.

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