Face au boycott de plusieurs annonceurs, Facebook durcit sa politique de modération

Starbucks fait une pause dans la pub sur les réseaux pour protester contre la haine

Racisme : Coca-Cola rejoint le boycott de la pub sur les réseaux sociaux, Facebook promet des changements

Les réseaux sociaux tels que Facebook se voient de plus en plus souvent reprocher de ne pas faire assez pour éliminer les contenus racistes ou haineux de leurs sites. "Il n'y a pas de place pour le racisme", a justifié le PDG du groupe. Car après Coca-Cola et le groupe Unilever, c'est au tour de la chaîne américaine Starbucks de suspendre ses publicités sur les réseaux sociaux pour montrer son opposition aux discours de haine qui s'y répandent. Il a exigé des plateformes qu'elles fassent preuve de plus de " transparence et de responsabilité ".

Bloomberg fait le lien avec l'annonce de la multinationale Unilever dans l'agroalimentaire et les cosmétiques de retirer aux États-Unis et au moins jusqu'à la fin de cette année, ses publicités sur Facebook, Instagram, ainsi que Twitter. "Les marques ont le devoir d'aider à construire un écosystème numérique fiable et sûr".

Après des critiques à l'encontre de Facebook pour ses écueils dans la modération de contenus haineux et de la désinformation, et particulièrement en période électorale aux États-Unis, ce boycott qui touche à la poule aux œufs d'or de Facebook ne se cantonne pas à Unilever.

Sous la pression, Facebook a lâché du lest sur les principes affichés par son fondateur Mark Zuckerberg.

Ce lundi 29 novembre, ce sont au total 184 marques (Mozzila, Starbucks, Viber, Levi's, The North Face.) qui ont annoncé répondre favorablement à l'appel de plusieurs associations de défense des droits civiques, des minorités ou de la presse (ADL, NAACP, Common Sense, Free Press, Color of Change) et Sleeping Giants, association activiste qui interpelle publiquement les marques pour les pousser à une communication responsable. Le patron du réseau social planétaire défendait depuis des mois une approche plus laxiste que Twitter ou YouTube, notamment vis-à-vis des discours des personnalités politiques, au nom de la liberté d'expression.

Facebook interdira donc les affirmations selon lesquelles des personnes d'une race, d'une ethnie, d'une origine nationale, d'une affiliation religieuse, d'une caste, d'une orientation sexuelle, d'une identité de genre ou d'un statut d'immigration spécifique constituent une menace pour la sécurité physique ou la santé.

"Facebook sort désormais de sa politique " du retrait ou rien", et adopte une position à mi-chemin". Contrairement à Twitter qui considérait qu'il y avait incitation à la haine, Facebook avait refusé d'intervenir sur des messages polémiques de Donald Trump.

"La plateforme pourra bientôt ajouter des avertissements aux publications problématiques, mais laissées en ligne au nom de leur " intérêt à être connues du public ".

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