Réouverture de l'espace Schengen : L'Union européenne temporise

L’Europe rouvre ses frontières à quatorze pays dont le Maroc

Réouverture des frontières de l'UE : proposition de liste excluant les États-Unis

La présidence croate de l'UE avait donné aux Etats membres jusqu'à samedi soir pour se prononcer lors d'un vote, mais certains ont réclamé plus de temps. Vendredi dans la soirée, les ambassadeurs des pays de l'UE et de l'espace Schengen avaient proposé une liste de 14 Etats. où figurent le Maroc, l'Algérie, l'Australie, le Canada, la Géorgie, le Japon, le Monténégro, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, la Serbie, la Corée du Sud, la Thaïlande, la Tunisie, l' Uruguay.

"Les consultations continuent, et vont se prolonger jusqu'à lundi", a indiqué une source diplomatique européenne.

Après plusieurs jours de discussions, les envoyés de l'UE ont convenu vendredi de proposer une liste de 14 pays à leurs gouvernements nationaux, les États-Unis, où le coronavirus se propage encore, restant exclus. "Il n'y a pas de visibilité sur l'issue de ces consultations, mais la présidence espère toujours soumettre cette question à un vote lundi", a ajouté la source. Sont aussi admis les voyageurs d'Andorre, Monaco, du Vatican et Saint-Marin.

Avec cette liste et la levée progressive des " interdictions de voyage " au sein des pays de l'UE à partir du 1er juillet, l'Europe veut privilégiant les visiteurs venant de pays dont la situation épidémiologique est semblable où meilleure à celle de l'UE.

Pour qu'un pays soit admissible, il doit notamment présenter un taux de nouveaux cas de coronavirus (Covid-19) proche ou en-dessous de 16 pour 100.000 habitants (moyenne dans l'UE) sur la dernière quinzaine. Ce pays a commencé dès le 15 juin à rouvrir ses aéroports à plusieurs pays hors UE, dont la Chine, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud. Il n'en demeure pas moins que le gouvernement algérien est soumis à une grande pression, à plus forte raison que les ressortissants algériens, dont le nombre dépasserait les 5 000, demeurent bloqués dans plusieurs pays étrangers dans de difficiles conditions et attendent avec impatience de regagner le pays.

Enfermés dans une salle de réunion à Bruxelles, les responsables discutent de qui sera autorisé à entrer dans l'UE le 1 juillet lorsque les frontières internationales du bloc doivent être ouvertes - et qui sera interdit. Mais également une tendance à la stabilité ou à la baisse des nouveaux cas, ainsi que les mesures mises en place par un pays pour lutter contre la pandémie, dont la pratique de tests. Plusieurs Etats membres ont toutefois jugé "problématique" la fiabilité des données.

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