Airbus prévoit de supprimer 15 000 postes, dont un tiers en France

L’avion géant A380 a été un échec commercial pour Airbus qui fait désormais face à une crise historique du secteur aérien en pleine épidémie de Covid-19

Coronavirus : Airbus supprime 15.000 emplois, dont 5.000 en France, pour assurer sa survie

15 000 postes seront supprimés au niveau mondial, dont 5 000 en France. Les suppressions de postes concerneraient donc plus de 10% des effectifs totaux.

"Le processus d'information et de consultation des partenaires sociaux a commencé en vue de parvenir à des accords de mise en œuvre à partir de l'automne 2020", précise le groupe.

Le groupe aéronautique subit de plein fouet la crise qui frappe le transport aérien, conséquence du coronavirus.

Depuis de nombreuses semaines, Guillaume Faury expliquait que la crise engendrée par l'épidémie due au coronavirus mettait en jeu la "survie d'Airbus ". "Pour les deux prochaines années, 2020-2021, nous considérons que la production et les livraisons seront inférieures de 40 % à ce que nous avions initialement prévu", estime Guillaume Faury qui poursuit: "nous ne pouvons pas nous dissocier de l'évolution des compagnies aériennes".

"L'ampleur de la crise du COVID-19 pour notre secteur impose à Airbus de s'adapter". Nous devons maintenant assurer la durabilité de l'entreprise et garantir notre capacité à émerger dans la crise en leader global du secteur aérospatial.

Des " mesures forcées " ne sont pas exclues à ce stade, mais l'avionneur veut les éviter en recourant aux retraites anticipées, aux départs volontaires et au chômage partiel de longue durée. Le 9 juillet, toutes les organisations CGT de l'aéronautique, au niveau départemental, régional ou par entreprise, sont appelées à se mobiliser en Occitanie pour commencer à établir le rapport de force et refuser de laisser Airbus décider de l'avenir des salariés et des sous-traitants. Il prévoit notamment la suppression de près de 15000 emplois, dont 5000 en France, à l'horizon de l'été 2021, et n'exclut pas des départs forcés.

Pour la France, le plan devrait être détaillé lors d'un comité de groupe Airbus France jeudi matin à Blagnac, siège de l'avionneur dans la banlieue de Toulouse, selon une source syndicale, pour qui ces chiffres semblent "cohérents" avec la baisse de production annoncée.

Ces suppressions de postes devraient quasi exclusivement toucher la branche aviation commerciale du groupe -également présente dans la défense, l'espace et les hélicoptères- ainsi que plusieurs filiales comme la française Stelia Aerospace ou encore l'allemande Premium Aerotec.

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