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Racisme : Coca-Cola interrompt à son tour la publicité sur les réseaux sociaux

Car après Coca-Cola et le groupe Unilever, c'est au tour de la chaîne américaine Starbucks de suspendre ses publicités sur les réseaux sociaux pour montrer son opposition aux discours de haine qui s'y répandent.

Sans se référer spécifiquement au mouvement de boycott, le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a annoncé vendredi que son entreprise durcissait certains aspects de sa politique de modération.

La marque aux trois bandes a indiqué mardi qu'elle allait développer d'ici 30 jours des " critères pour la création et le maintien d'un environnement cosmopolite et sûr " qu'elle devra s'appliquer à elle-même et que devront respecter ses partenaires.

Coca-Cola, l'une des marques les plus connues du monde et qui dépense des sommes énormes en publicité, a annoncé, vendredi 26 juin, qu'elle suspendait pendant au moins 30 jours toute promotion sur les réseaux sociaux pour les forcer à faire davantage pour supprimer les contenus haineux.

Elle a été lancée par des organisations de la société civile américaine, dont la Ligue antidiffamation (ADL) et l'Association nationale pour l'avancement des personnes de couleur (NAACP), qui accusent la plateforme de tolérer des groupes qui incitent à la haine, au racisme ou à la violence.

Les publicités qui affirment que les personnes de certains genres, origines, ethnies, nationalités ou orientations sexuelles représentent une menace pour la sécurité ou la santé des autres seront désormais interdites. Vendredi, la valorisation de Facebook a en effet perdu 56 milliards de dollars.

Bloomberg fait le lien avec l'annonce de la multinationale Unilever dans l'agroalimentaire et les cosmétiques de retirer aux États-Unis et au moins jusqu'à la fin de cette année, ses publicités sur Facebook, Instagram, ainsi que Twitter.

La deuxième mesure prise par le patron acculé concerne directement l'incident qui a mis le feu aux poudres fin mai.

Contrairement à Twitter, Facebook avait refusé d'intervenir sur des messages polémiques de Donald Trump, un sur le vote par correspondance (qu'il assimilait à de la fraude électorale) et un autre sur les manifestations et émeutes qui ont suivi la mort de George Floyd, un Afro-Américain asphyxié par un policier blanc à Minneapolis. Des avertissements seront également apposés aux publications problématiques qui sont laissées en ligne.

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