Primes russes: pas de consensus au sein des services de renseignement

Afghanistan: Moscou et talibans démentent des primes russes pour tuer des soldats occidentaux

Trump dit ne pas avoir été informé de primes russes pour tuer des soldats occidentaux

Le président américain Donald Trump lit les notes qui lui sont transmises par les services de renseignement, a assuré mardi la Maison Blanche en réponse aux interrogations sur son attitude dans une affaire impliquant la Russie. " Personne ne m'a briefé ou briefé le vice-président sur ces soi-disant attaques contre nos troupes en Afghanistan ", écrit-il. Selon lui, " tout le monde le nie et il n'y a pas eu beaucoup d'attaques contre nous ". Cependant, John Ratcliffe, le nouveau directeur du renseignement national, a nié ces allégations dans un communiqué. Ils ont également affirmé que le Conseil de Sécurité nationale de la Maison Blanche en a parlé à la fin du mois de mars, sans qu'aucune réaction ne soit prise. Dépités de se voir ainsi dédaignés, les "hommes de l'ombre" ont laissé fuiter leurs découvertes au "New York Times".

En effet, un rapport des services de renseignement américains révèle que la Russie aurait payé des talibans ou combattants islamistes proches des talibans pour tuer des soldats américains ou de l'OTAN en Afghanistan.

La Russie s'est empressée de démentir de telles accusations. L'ambassade russe aux États-Unis a déclaré que " ces accusations infondées et anonymes (...) ont déjà abouti à des menaces directes sur la vie des employés des ambassades russes à Washington et Londres ".

La Maison-Blanche a pour sa part nié que le président ou le vice-président en aient été informés.

La porte-parole de la Maison Blanche Kayleigh McEnany a affirmé que les Etats-Unis reçoivent des milliers de rapports de renseignements en une seule journée et que tous ces rapports sont étudiés avec attention.

Des soldats américains tiennent une position sur une colline dans le district de Nerkh de la province de Wardak, en Afghanistan. Grands critiques de Donald Trump, avec qui les relations sont tendues, la présidente démocrate de la Chambre Nancy Pelosi et le chef de la minorité démocrate du Sénat, Chuck Schumer n'ont pas reçu d'invitation, ont indiqué leurs équipes.

Personne n'a été plus fort envers la Russie que l'administration Trump, a-t-il encore tweeté dimanche matin.

Le 29 février, ces derniers ont signé un accord à Doha avec Washington, dans lequel ils se sont engagés à cesser d'attaquer les troupes étrangères en échange de leur retrait graduel d'Afghanistan avant le printemps 2021.

Depuis, ils ne s'en prennent plus aux soldats étrangers, mais poursuivent leurs opérations contre les forces afghanes, auxquelles Washington continue de venir en aide.

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