Airbus : 15.000 postes bientôt supprimés

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Secoué par la crise du Covid-19, le groupe Air France compte supprimer plus de 7.500 postes d'ici fin 2022 dans le cadre de sa nouvelle stratégie, dont environ 6.500 au sein de la compagnie tricolore et plus de 1.000 au sein de la compagnie régionale Hop!, a-t-on appris de sources syndicales.

"Nous nous attendons à ce que Airbus assure, en dialoguant avec les représentants du personnels, l'avenir des lieux de production" en Allemagne, et "cela passe par un renoncement aux licenciements secs", estime mercredi le syndicat dans un communiqué.

La piste des licenciements n'est cependant pas à exclure comme l'a confié Guillaume Faury à la Dépêche du Midi. "On aura sans doute les moyens de réduire ce chiffre au travers du dispositif sur lequel l'Etat nous aide, notamment grâce au dispositif de chômage partiel de longue durée", a indiqué Thierry Baril. Quels investissements en recherche et technologie?

Airbus avait annoncé, au début mai, la mise à pied de 350 employés à Mirabel, alors qu'elle avait suspendu temporairement la production de son avion A220 - l'ex -C Series de Bombardier -, lorsque le gouvernement Legault a mis l'économie sur pause dans le but de limiter la propagation du nouveau coronavirus. Il est fort probable que la reprise sera progressive.

C'est un jour particulièrement sombre pour l'industrie aéronautique européenne.

Compte tenu de l'ampleur de la baisse d'activité, ce chiffre aurait pu être pire sans les mesures de soutien dont a bénéficié le secteur a assuré le Pdg Guillaume Faury alors que le trafic aérien ne devrait pas retrouver son niveau 2019 avant 2023, voire 2025. Selon la CFE-CGE, 3.488 suppressions de postes sont prévues dans la branche avions et 1.464 chez Stelia Aerospace.

Derrière Airbus, ce sont des milliers de fournisseurs, pour la plupart de petites et moyennes entreprises, qui sont touchés. Ainsi, l'équipementier Daher a déjà annoncé la suppression d'un maximum de 1 300 postes sur les 10 000 du groupe.

"L'enjeu pour l'avionneur, comme pour l'ensemble de ses sous-traitants, est de surmonter la crise sans perdre les compétences d'une main-d'oeuvre très qualifiée afin de pouvoir rebondir une fois que le marché redémarrera".

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