Accusations de harcèlement: premières sanctions chez Ubisoft

Yves Guillemot  UBISOFT

Yves Guillemot UBISOFT − FRANCOIS GUILLOT AFP

Suite aux accusations de harcèlement sexuel sur Twitter et l'enquête de nos confrères du quotidien Libération, Ubisoft, fleuron français du jeu vidéo, a annoncé, par le biais de son PDG, de nombreuses mesures, visant à "changer les choses en profondeur".

Un autre haut placé chez Ubisoft, Tommy François, également vice-président, a pour sa part été placé "en mise à pied conservatoire, dans l'attente des conclusions de l'enquête le concernant", a confirmé M. Guillemot. Maxime Beland, vice-président éditorial, a démissionné de son poste chez Ubisoft, avec effet immédiat. "Nous poursuivons toutefois l'enquête que nous menons sur les allégations portées contre lui", précise le PDG. D'autres enquêtes se poursuivent, et seront menées avec toute la rigueur requise.

" Je tiens à dire à ceux qui ont pris la parole ou qui ont soutenu des collègues: "vous êtes entendus et vous contribuez à conduire les changements nécessaires au sein de l'entreprise ", a ajouté le PDG, promettant des " changements fondamentaux " mis en œuvre " très rapidement, à tous les niveaux ".

" Nous ne visons pas des ajustements à la marge".

Yves Guillemot promet aussi l'instauration de sondages anonymes au sein de l'entreprise afin d'auditer le fonctionnement interne et de mettre le doigt sur ses mécanismes les moins reluisants. (.) Ubisoft ne tolérera pas les fautes professionnelles et continuera de prendre des mesures disciplinaires contre toute personne qui se livre à du harcèlement, de la discrimination et d'autres comportements qui enfreignent notre Code de conduite.

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