Carlos Ghosn : le Japon demande aux US d’extrader 2 complices présumés

RENAULT

Procès en Turquie de sept suspects dans la fuite de Carlos Ghosn | Crédits

Conformément au traité qui lie les deux pays, le gouvernement nippon avait 45 jours après l'interpellation des deux Américains pour transmettre sa demande formelle d'extradition par les canaux diplomatiques.

Estimant que les deux hommes n'avaient pas été inculpés au Japon d'une infraction pour laquelle l'extradition était possible en vertu du traité américano-japonais, les avocats des Taylor père et fils ont demandé l'annulation de la procédure ou, a minima, leur remise en liberté provisoire.

Le Japon a formellement demandé aux États-Unis d'extrader deux Américains soupçonnés d'avoir aidé l'ancien patron de Renault Carlos Ghosn à fuir la justice nipponne fin 2019.

On pense qu'il a été transféré entre des jets privés dans un aéroport d'Istanbul après son arrivée du Japon avant de s'envoler pour le Liban où il se trouve depuis son évasion. Deux hôtesses de l'air risquent par ailleurs un an de prison pour "non-dénonciation d'un crime".

Les investigations des autorités japonaises sur cette affaire continue. D'après le procureur turc, deux complices présumés de M. Ghosn, Michael Taylor, ancien membre des forces spéciales américaines, et George-Antoine Zayek, un ressortissant libanais, ont "recruté" un cadre de la compagnie turque MNG Jet, Okan Kösemen, pour assurer le transit sans encombre à Istanbul.

MNG a déposé une plainte en janvier, alléguant que ses avions avaient été utilisés illégalement, et a déclaré à l'époque qu'un employé avait apparemment admis avoir falsifié les documents de vol pour garder Ghosn hors de la liste des passagers. L'ancien magnat de l'automobile s'était posé en victime d'un "coup monté".

Le procès s'est ouvert en Turquie, vendredi 3 juillet, de 7 suspects pour l'évasion audacieuse de l'ancien chef de Nissan, Carlos Ghosn, du Japon au Liban via Istanbul en décembre en décembre, ont rapporté les médias locaux.

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