L'Italie se prépare à accueillir les 180 migrants de l'Ocean Viking

Les migrants pourraient être transférés à bord d'un navire de quarantaine en attendant de regagner la terre ferme

Les migrants pourraient être transférés à bord d'un navire de quarantaine en attendant de regagner la terre ferme

Après que deux hommes se sont jetés par-dessus bord, la veille, la journée de vendredi 3 juillet a commencé par une tentative de suicide par pendaison, suivie d'une bagarre impliquant plusieurs des migrants secourus par le navire de SOS Méditerranée lors de quatre opérations distinctes, les 25 et 30 juin. L'une des deux femmes à bord est enceinte de 5 mois.

Comme le rapporte l'AFP, qui dispose d'un journaliste à bord, plusieurs bagarres ont éclaté depuis le 2 juillet, principalement entre groupes ethniques.

Le pont est désormais divisé en plusieurs groupes, explique encore l'AFP: d'un côté, environ 130 migrants "patientent dans le calme", espérant rejoindre les rives de l'Europe après avoir fui la Libye; de l'autre, 44 Tunisiens, Marocains et Egyptiens composent "une minorité agitée" pour laquelle SOS Méditerranée a demandé une évacuation médicale en raison de "détresse psychologique aiguë".

Après avoir interrompu pendant trois mois son action en raison de l'épidémie de coronavirus, l'Ocean Viking avait quitté le port de Marseille le 22 juin dernier pour reprendre ses opérations de sauvetage en mer.

C'est une vague d'espoir pour le bateau humanitaire Ocean Viking, après la tempête de ces derniers jours.

A certains moments, toute l'équipe est même mobilisée pour calmer les esprits.

"Depuis vendredi, c'est aussi l'équipage qui est visé par des menaces, parfois de mort", toujours selon l'AFP. Bloqués depuis plus d'une semaine en mer, certains migrants ont développé une paranoïa, explique SOS Méditerranée.

"Je ne me sens pas en sécurité, il faut qu'on trouve un port maintenant, c'est une question de sûreté ", explique Ludovic, un des marins-sauveteurs déjà présent du temps de l'Aquarius, résumant le sentiment général de l'équipe.

"Le retard inutile de ce débarquement a mis des vies en danger", déplore dimanche SOS Méditerranée, qui fait cependant état d'un "soulagement à bord".

" Je suis choqué par la réponse des Italiens. On a besoin d'aide", réclame Nicholas Romaniuk, le responsable des opérations de secours à bord. Les autorités de ces pays ont été alertées, mais il n'y aurait eu aucun retour pour le moment.

Dans l'après-midi, l'Ocean Viking est allé se positionner au large de la Sicile et attend un signal pour débarquer.

La situation s'était fortement dégradée à bord du bateau qui cherchait depuis des jours un port où pouvoir débarquer les rescapés.

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