Le gouvernement portugais nationalise la compagnie aérienne TAP

Aviation: La compagnie aérienne portugaise TAP renationalisée - Économie

TAP compte environ 10 000 employés.

Les 12,5% acquis le sont auprès de l'Américain David Neeleman, principal actionnaire privé, qui accepte de se retirer complètement du capital de TAP.

Selon une deuxième source, l'accord est pratiquement bouclé et seuls quelques détails restent à régler, notamment sur le niveau de la participation de l'Etat et celle de Humberto Pedrosa. Ce consortium s'est jusqu'à présent opposé au projet de renflouement public d'un montant de 1,2 milliard d'euros qui aurait donné à l'Etat un contrôle accru sur la compagnie.

"Nous voulons une TAP viable, au service des besoins du pays", a-t-il ajouté, en précisant que l'Etat ne voulait pas d'une compagnie "surdimensionnée".

"Le plan de restructuration impliquera certainement une réduction des liaisons et du nombre d'avions de la TAP, et cela aura évidemment des conséquences pour l'emploi", a souligné vendredi le Premier ministre Antonio Costa.

Comme d'autres compagnies durement frappées par l'épidémie liée au nouveau coronavirus, qui a entraîné une quasi-paralysie du transport aérien mondial, TAP a sollicité en avril une aide publique, approuvée par la Commission européenne.

La compagnie aérienne joue un rôle essentiel dans le secteur du tourisme, l'un des moteurs de l'économie portugaise. A la fin de l'année dernière, le transporteur portugais affichait un nombre record de plus de 17 millions de passagers mais accumulait des capitaux propres négatifs de 580 millions d'euros.

Les confinements imposés pour lutter contre la pandémie de Covid-19 ont cloué au sol les compagnies aériennes.

"La TAP devra maigrir, sous pression de la pandémie et de Bruxelles, mais tout cet effort n'en vaudra la peine que si elle conserve une dimension qui garantisse sa pertinence", s'inquiétait dans son éditorial le directeur du quotidien économique Jornal de Negocios, André Verissimo.

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