Face à des accusations d’agressions et de harcèlement, Ubisoft remanie sa direction

Face à des accusations de harcèlement et d’agressions l’éditeur de jeux vidéos Ubisoft change sa direction

Face à des accusations d’agressions et de harcèlement, Ubisoft remanie sa direction

12 juillet (Reuters) - Ubisoft UBIP.PA a annoncé dimanche le départ de plusieurs cadres du groupe après avoir mené une enquête sur des accusations de "mauvaise conduite et de comportements inappropriés", que des articles de presse avaient précédemment décrites comme des accusations de harcèlement sexuel. Ubisoft avait précédemment décrit Hascoet comme son "leader créatif" dont la "vision unique a imprégné tous les jeux publiés par la société".

Dans les faits donc, le numéro deux de l'entreprise " Serge Hascoët a choisi de démissionner de son poste de Chief creative officer, avec effet immédiat. "Ce rôle sera assumé dans l'intérim par Yves Guillemot", a souligné l'entreprise dans un communiqué.

En l'espèce, "Yannis Mallat, dirigeant des studios canadiens d'Ubisoft, quitte ses fonctions et la Société avec effet immédiat".

Par ailleurs, Ubisoft nommera un nouveau responsable monde des ressources humaines pour remplacer Cécile Cornet.

Fait symbolique, son poste en attendant de trouver un remplaçant va être occupé par Yves Guillemot en personne, PDG et fondateur d'Ubisoft, qui va se charger de réorganiser le service. Ce dernier était le directeur général de la succursale canadienne d'Ubisoft, qui a déclaré: " Les récentes allégations qui ont été révélées au Canada contre plusieurs employés rendent impossible [Mallat] de continuer dans cette position. Le 4 juillet, une semaine après l'apparition des premières accusations sur les réseaux sociaux, Yves Guillemot avait annoncé la démission de Maxime Béland et la mise à pied de Tommy François, tous deux vice-présidents de l'éditorial, après avoir promis la veille des "changements fondamentaux" au sein de l'entreprise.

L'entreprise, qui compte 18 000 salariés dans le monde, dont 22 % de femmes, "a également décidé de restructurer et renforcer la fonction [ressources humaines et va faire] auditer et améliorer ses procédures et politiques [en la matière]", a-t-elle assuré.

Les départs de Serge Hascoët et Cécile Cornet avaient été réclamés samedi par la section syndicale Solidaires Informatique d'Ubisoft, dans un tract en ligne reprenant des témoignages d'employés parus en particulier dans le quotidien Libération. "Tout comportement toxique est en opposition totale avec les valeurs avec lesquelles je n'ai jamais transigé et avec lesquelles je ne transigerai pas", a ajouté le dirigeant de l'un des poids lourds mondiaux du secteur.

En faisant le ménage aussi haut, l'éditeur a voulu montrer qu'il était déterminé à " mettre en œuvre des changements majeurs dans sa culture d'entreprise " et qu'il prenait à bras-le-corps le problème. "Alors que nous nous engageons collectivement à construire un Ubisoft meilleur, j'attends de tous les managers du Groupe qu'ils accompagnent leurs équipes avec le plus grand respect".

Les membres de l'équipe de direction d'Ubisoft ont démissionné de l'entreprise après que de multiples allégations de harcèlement sexuel ont été portées contre eux.

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