Un deuxième cas mondial de guérison d'un patient atteint du VIH

Près de dix ans après le premier cas confirmé d'un patient souffrant du VIH et qui s'en était débarrassé, ce deuxième cas n'a manifesté aucun signe du virus. "Nous suggérons que nos résultats représentent une guérison du VIH", est-t-il ainsi déclaré, alors que les médecins ont notamment testé des échantillons de sang, et de tissus. En effet, le patient ne prend plus de médicaments antirétroviraux depuis 30 mois, et ce grâce à une greffe bien particulière réalisée il y a 46 mois. Son dernier espoir réside alors dans une greffe de moelle osseuse d'un donneur présentant une résistance au VIH, une mutation génétique rare.

Ces deux patients étaient également atteints d'un cancer du sang, la Leucémie, et ont tous deux bénéficié d'une greffe de moelle osseuse à partir de cellules souches de donneurs qui portaient une mutation génétique extrêmement rare et résistante au virus du sida. En 2007, Timothy Ray Brown, surnommé "le patient de Berlin", a bénéficié de cette même greffe pour guérir.

La rémission du patient de Berlin, restée isolée pendant près de dix ans, laissait penser à certains que ce n'était qu'un coup de chance. " Nos conclusions montrent que le succès de la transplantation de cellules souches comme traitement du VIH, pour la première fois rapportée il y a 9 ans pour le patient de Berlin, peut être reproduit", estiment les chercheurs, qui espèrent désormais d'autres succès.

Pour les chercheurs, ces cas de guérison ne représentent cependant pas une solution pour les millions de personnes atteint du VIH dans le monde, contrôlant la maladie par la prise d'antirétroviraux, souligne Le Parisien. Cela dit, son cas n'est malheureusement pas transposable à d'autres malades, car la procédure utilisée est lourde et risquée, avec un taux de mortalité de 10%. Ce virus, qui s'est développé dans le monde entier, depuis la fin des années 70, ne bénéficiait d'aucun traitement efficace, cette guérison est donc une véritable avancée pour la médecine.

L'homme, né au Venezuela, est sorti de l'anonymat pour raconter son histoire au New York Times. Seuls des succès fiables et récurrents dans un futur proche pourront convaincre l'ensemble de la communauté scientifique, encore très prudente.

En l'attente, le "patient de Londres ", qui a révélé son identité cette semaine, a déclaré: "Je veux être un ambassadeur d'espoir ".

A noter: Plus de 37 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde.

Rien qu'en 2018, environ 1.7 million de personnes auraient été nouvellement infectées par le virus du SIDA, ou VIH. " Étant donné le grand nombre de cellules prélevées ici et l'absence de tout virus intact, le patient de Londres est-il vraiment guéri?". ", se demande le professeur Sharon Lewin, de l'Université de Melbourne, en Australie".

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