Un patient atteint du VIH réussit à "guérir" du virus

Plus de 30 mois après avoir arrêté sa thérapie, Adam Castillejo n'a montré aucun signe de retour du virus. Un deuxième patient est officiellement guéris du VIH.

En procédant à cette opération, les médecins espéraient pouvoir le guérir des deux maladies, tout comme "le patient de Berlin " environ 10 ans auparavant. "Nous suggérons que nos résultats représentent une guérison du VIH", est-t-il ainsi déclaré, alors que les médecins ont notamment testé des échantillons de sang, et de tissus.

En 2019, dix-huit mois après que le patient n'ait plus présenté aucun signe de la maladie, le professeur Ravindra Gupta, chercheur à l'université de Cambridge avait notifié, qu'en 2003, le patient avait été testé positif du virus du SIDA et qu'il était désormais en rémission.

Plus précisément, Adam Castillejo, infecté par le VIH-1, a donc été allogreffé avec un donneur homozygote CCR5Δ32, sans irradiation corporelle, pour un lymphome de Hodgkin au stade 4B résistant aux multiples chimiothérapies.

"Comme le " patient de Berlin ", l'Américain Timothy Ray Brown considéré comme " en rémission " en 2010, ce " patient de Londres " a subi une greffe de moelle osseuse pour traiter un cancer du sang et a reçu ainsi des cellules souches de donneurs porteurs d'une mutation génétique rare qui empêche le VIH de s'implanter, le CCR5. Mais récemment, un nouveau rapport médical le confirme: un homme de Londres est devenu la deuxième personne au monde à être totalement guérie du VIH.

" Nos conclusions montrent que le succès de la transplantation de cellules souches comme traitement du VIH, pour la première fois rapportée il y a 9 ans pour le patient de Berlin, peut être reproduite " a affirmé le professeur. Ils espèrent également assister à d'autres succès même s'ils sont conscients que cela pourra prendre beaucoup de temps avant de pouvoir annoncer une troisième guérison.

Pour l'instant cette méthode n'est toutefois pas une solution pour les millions de personnes qui vivent avec la maladie dans le monde et la contrôlent grâce aux antirétroviraux à prendre à vie.

Et les médicaments anti-VIH actuels restent très efficaces, ce qui signifie que les personnes atteintes du virus peuvent vivre longtemps et en bonne santé. En attendant, Castillejo a déclaré vouloir être "un ambassadeur d'espoir".

" Il faut mettre en balance le taux de mortalité de 10 % pour une transplantation de cellules souches et le risque de mort si on ne fait rien", selon lui.

D'autres scientifiques ne cachent pas leur prudence quant à cette guérison. ", s'est interrogée Sharon Lewin, de l'université de Melbourne".

Le " patient de Londres " va d'ailleurs continuer à être testé régulièrement pour surveiller une possible ré-émergence du virus.

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