Deux vaccins prometteurs vont entrer en dernière phase de test — Coronavirus

Coronavirus deux projets de vaccins produisent une réponse immunitaire importante

COVID-19 : premiers essais cliniques « prometteurs » pour un vaccin | Coronavirus

Selon ces résultats, publiés dans la revue médicale The Lancet, le vaccin n'a pas provoqué d'effets secondaires graves. Pour pouvoir les déployer et les mettre à la disposition des populations à travers le monde, Lancet a expliqué que l'efficacité de ces tests devrait être démontré lors des essais de phase 3 et doivent concerner un grand nombre de personnes testées. A chaque fois que l'un des quelque 250 projets de vaccin contre le Covid-19 passera avec succès une étape dans le processus de certification nous aurons droit à une annonce avec tambours et trompettes.

La course contre la montre que se livrent les laboratoires en quête d'un vaccin contre le Covid-19 est entrée dans la dernière ligne droite. Mais d'ores et déjà, le candidat-vaccin de CanSino Biologics a reçu le feu vert pour être utilisé dans l'armée chinoise.

"L'Afrique du Sud risque d'être un précurseur de ce qui va se passer dans le reste de l'Afrique", a averti le directeur des situations d'urgences sanitaires à l'OMS, Michael Ryan, en conférence de presse à Genève.

Le vaccin d'Oxford comme celui de CanSino sont tous les deux basés sur un adénovirus - du chimpanzé pour le premier, humain pour le second - une famille de virus très courants qui provoque notamment les rhumes. Le virus ainsi modifié ne se réplique pas dans l'organisme, ce qui le rend plus sûr notamment pour les patients fragiles.

La publication des données sur le vaccin développé par Astrazeneca intervient alors que d'autres laboratoires ont également dit lundi avoir enregistré des résultats positifs sur leurs essais de vaccin. Et 28 jours après l'injection du candidat vaccin, plus de 90% des participants à l'essai britannique présentaient des anticorps neutralisants dans le sang, et environ 85% dans l'essai chinois. Plus de 1000 volontaires ont été concernés par cet essai. "Il est possible qu'une dose supplémentaire (de vaccin) soit nécessaire pour entraîner une réponse immunitaire plus forte dans la population âgée", a estimé l'un des auteurs, Wei Chen, de l'Institut de Biotechnologie de Pékin.

Surtout, ces deux projets de vaccin ont aussi entraîné respectivement chez 100% et plus de 90% des participants la production de lymphocytes T, les globules blancs dont le rôle est d'éliminer les organismes identifiés comme dangereux et de conserver en mémoire les caractéristiques de l'agresseur en cas de nouvelle infection.

Seul le chinois Sinovac est aussi avancé: il a annoncé le 6 juillet que la 3e et dernière phase de développement de son vaccin débuterait "ce mois-ci", en collaboration avec le brésilien Butantan. Elle "inclura environ 9000 professionnels de santé" dans ce pays touché de plein fouet par l'épidémie de Covid-19.

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