Lancement réussi pour Solar Orbiter !

La fusée quitte sa rampe de lancement dans un nuage de fuimée

La sonde Solar Orbiter était au sommet d'une fusée Atlas V

Solar Orbiter dispose de 10 instruments de mesure in situ et de télédétection qui collecteront photos et spectres, mesureront le plasma du vent solaire, les champs, les ondes et les particules énergétiques à proximité du Soleil.

L'une des deux sondes a déjà été lancée: la sonde solaire Parker, de la Nasa, a décollé le 12 août 2018.

Solar Orbiter, la sonde de l'Agence spatiale européenne (ESA), a réussi son lancement la nuit dernière depuis le Centre spatial Kennedy, en Floride. Et le 29 janvier, les chercheurs ont dévoilé les images inaugurales du télescope solaire Daniel-K. -Inouye (DKIST), nouvel un instrument de quatre mètres de diamètre installé sur le mont Maui, à Hawaii. Celui-ci a capturé la semaine dernière des images de la surface du Soleil avec une résolution jamais vue auparavant. Cette année démarre fort pour la recherche sur le Soleil, que ce soit grâce à cette sonde ultrarapide ou au télescope DKIST. "D'où viennent ces différents vents?" Et ce n'est que le début! Pour info, la couronne solaire est la couche la plus externe de l'atmosphère solaire et possède une température extrêmement élevée: jusqu'à2 millions de kelvins. Les vents sont parfois perturbés par des tempêtes, provoquées par des éruptions qui éjectent un nuage de champ magnétique et de particules chargées se propageant dans l'espace. Comment ce dernier est-il généré, et comment traverse-t-il la " surface " du Soleil et sa couronne?

"Solar Orbiter va faire des choses étonnantes". La mission doit durer entre 5 et 9 ans. Tout se jouera donc sous la coiffe d'un lanceur Atlas V, qui aura la lourde responsabilité d'envoyer la sonde hors de l'attraction terrestre. Au travers de petits trous dans le bouclier thermique en titane du vaisseau, les caméras fourniront les images du Soleil les plus proches jamais prises. "Par-delà ces clichés étonnants, les scientifiques sont enthousiastes à l'idée d'autres découvertes que cette mission pourrait apporter sur la façon dont se produisent les éruptions et les éjections de masse coronale - des événements de " météorologie spatiale " qui peuvent gravement perturber sur Terre les réseaux électriques et les télécommunications mondiales". "On ne sait toujours pas quel mécanisme permet d'accélérer les particules solaires à de telles énergies".

Ces tempêtes sont difficiles à prévoir.

De fait, le profil même de la mission de Solar Orbiter est particulier. " Solar Orbiter, ou SolO, dont le budget dépasse 1 milliard US, prendra en 2021 une orbite elliptique inclinée autour du Soleil, qui lui permettra de survoler ses deux pôles".

C'est la première fois qu'un objet va s'approcher d'aussi près du Soleil: à 42 millions de km. L'ESA est à la pointe dans ce domaine, en étant à l'origine et en participant à au moins cinq missions spatiales incluant une étude héliophysique: Ulysses (1990), SOHO (1995), Cluster (2000), Double Star (2002) et Proba-2 (2009), en plus des grands progrès de l'observation et de la recherche au sol.

L'objectif principal de Solar Orbiter est d'étudier l'influence du soleil sur notre planète, notamment à travers les fameuses tempêtes solaires qui ont lieu au niveau des pôles, régions encore méconnues de l'astre. J'espère que cela nous aidera à répondre à certaines des grandes questions qui se posent sur la physique du Soleil.

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