Trump envoie des agents fédéraux à Chicago — États-Unis

Etats-Unis:La ville de New York menace Trump de poursuites judiciaires

Manifestations aux Etats-Unis : Trump déploie la police fédérale et provoque la colère des maires

"Aujourd'hui, j'annonce une augmentation des forces de l'ordre fédérales dans les communautés américaines touchées par la criminalité violente", a déclaré M. Trump dans un discours prononcé dans la salle Est de la Maison Blanche. Le ministère américain de la Justice va "immédiatement augmenter le nombre d'agents de la police fédérale dans la ville de Chicago", a-t-il ajouté. Présent aux côtés du président, Bill Barr, le ministre de la Justice, a précisé que l'opération concernerait Chicago, Kansas City et Albuquerque.

Fini le campement qu'avaient dressé en juin des manifestants contre les inégalités raciales devant la mairie de New York: la mairie a fait nettoyer le site mercredi, sous pression croissante notamment de Donald Trump, qui menace d'envoyer des agents fédéraux. Une quinzaine de personnes ont encore été blessées mardi dans une fusillade lors de funérailles à Chicago, selon la police.

En réaction aux propos du président, les maires démocrates de Portland, Seattle, Chicago, Atlanta, Kansas City et la capitale fédérale Washington ont envoyé une lettre au ministre de la Justice pour s'opposer au "déploiement unilatéral" de forces fédérales dans leurs villes.

"En aucun cas je ne laisserai les soldats de Donald Trump venir à Chicago et terroriser nos habitants", a tweeté la maire de Chicago, Lori Lightfoot.

Le programme inclut le déploiement d'agents de sécurité fédéraux pour soutenir les policiers locaux dans leur lutte contre ce que le département de la Justice a qualifié de "flambée" des crimes violents.

La police new-yorkaise, accompagnée d'agents de nettoyage et d'avocats, est intervenue avant l'aube pour démonter les tentes.

Donald Trump a menacé plus tôt dans la semaine d'envoyer des agents fédéraux à Chicago, New York et d'autres villes, faisant craindre des actions similaires à celles aperçues à Portland, dans l'Oregon, où des agents en civil ont été accusés d'emmener de force des manifestants dans des camionnettes banalisées.

A l'approche de la présidentielle de novembre, le président, devancé par le candidat démocrate Joe Biden dans les derniers sondages, a fait du retour de "l'ordre" un slogan de campagne depuis la vague de manifestations qui a suivi la mort de l'Afro-Américain George Floyd sous le genou d'un policier blanc fin mai.

Ayant reçu pour instruction de rétablir l'ordre, si besoin de façon musclée, les agents fédéraux n'hésitent pas, en effet, à avoir recours au gaz lacrymogène, balles en caoutchouc ou grenades assourdissantes, pour disperser les foules. 'Il était temps d'agir'.

Mais la pression sur la municipalité vient aussi du gouverneur de l'Etat de New York, Andrew Cuomo.

Dernières nouvelles