Le bénévole déjà suspecté passe aux aveux — Cathédrale de Nantes

Incendie dans la cathédrale de Nantes le suspect présenté devant le parquet

Incendie de la cathédrale de Nantes : le bénévole du diocèse de nouveau en garde à vue

"Mon client a coopéré ", a affirmé au quotidien Presse-Océan l'avocat de l'homme mis en examen, Me Quentin Chabert. "Il regrette amèrement les faits et évoquer cela a été pour lui une libération. Mon client est aujourd'hui rongé par le remords et dépassé par l'ampleur qu'ont pris les événements", assure-t-il.

"Il a reconnu dans la nuit avoir allumé les trois foyers de l'incendie de la cathédrale", a précisé à Ouest-France le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès.

Une semaine après l'incendie dans la cathédrale de Nantes, il est passé aux aveux et a été placé en détention provisoire dans la nuit de samedi à dimanche pour "destructions et dégradations par incendie". "J'ai confiance en lui comme en tous les collaborateurs", avait-il expliqué à l'AFP, précisant que ce bénévole était "servant d'autel".

L'homme âgé de 39 ans, un ressortissant rwandais bénévole du diocèse, avait été interpellé dans la foulée de l'incendie et remis en liberté le lendemain sans poursuites, dans le cadre de l'enquête ouverte pour "incendie volontaire" par le parquet. Les enquêteurs souhaitaient l'interroger car aucune trace d'effraction n'avait été constatée sur les accès à l'édifice.

"Les premiers résultats communiqués par le laboratoire central de la préfecture de police de Paris amènent à privilégier la piste criminelle", ajoute le procureur de la République de Nantes.

Le procureur a requis son placement en détention provisoire sur la foi des nouveaux éléments recueillis par les "ingénieurs spécialisés" dépêchés sur place par le laboratoire central de la préfecture de police de Paris. Cette infraction peut être punie d'une peine de 10 ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende.

L'enquête avait révélé l'existence de trois points de feu distincts dans la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul.

L'alerte avait été donnée le 18 juillet vers 7h45 par des passants qui avaient vu des flammes sortant de la cathédrale.

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L'Etat "prendra toute sa part" dans la reconstruction, a promis le Premier ministre Jean Castex, venu à Nantes féliciter les sapeurs-pompiers le jour de l'incident.

L'incendie, survenu un peu plus d'un an après le traumatisme de celui à Notre-Dame de Paris, a principalement touché le grand orgue de cette cathédrale gothique, dont l'édification s'est étendue du XVe au XIXe siècles.

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