Le diocèse appelle à ne pas interférer dans l'enquête — Cathédrale de Nantes

Incendie dans la cathédrale de Nantes le suspect présenté devant le parquet

Incendie de la cathédrale de Nantes : le bénévole avoue et part en détention provisoire

Bénévole du diocèse et "servant d'autel" à la cathédrale de Nantes, l'homme de 39 ans, est passé aux aveux samedi, tard dans la nuit, "dans le cadre de son interrogatoire de première comparution", a précisé son avocat, Me Quentin Chabert, lors d'une conférence de presse.

C'est lui qui était en charge de la fermeture des lieux la veille au soir de l'incendie et aucune trace d'effraction n'avait été constatée par les enquêteurs.

Ouest France précise: " Il a reconnu dans la nuit devant le juge avoir allumé les trois foyers de l'incendie de la cathédrale. L'avocat du suspect a également ajouté: "Il est désormais temps aussi, je pense, de passer à un temps d'apaisement, c'est ce qu'il souhaite de son côté, c'est à mon avis ce que de nombreuses personnes souhaitent, et il est important que l'enquête puisse faire en sorte que les droits de chacun soient respectés", tout en ajoutant que son client était "coopérant". "Il a fait quelques démarches pour avoir ses papiers comme des centaines d'autres", expliquait dimanche 19 juillet, le recteur de la cathédrale de Nantes, le père Hubert Champenois.

Il a été mis en examen et placé en détention provisoire pour "dégradations, détériorations ou destruction du bien d'autrui par incendie ". "J'ai confiance en lui comme en tous les collaborateurs", avait-il expliqué à l'AFP.

Le bénévole du diocèse de Nantes, originaire du Rwanda, qui avait été interpellé peu après l'incendie de la cathédrale, a de nouveau été placé en garde à vue ce samedi. Emmanuel A. risque dix ans de prison et 150 000 euros d'amende.

L'alerte avait été donnée le 18 juillet vers 7h45 par des passants qui avaient vu des flammes sortant de la cathédrale.

L'incendie de la cathédrale de Nantes, survenu 15 mois après celui de Notre-Dame de Paris, a suscité une vive émotion chez les Nantais, dont certains ont conservé le souvenir d'un précédent incendie de l'édifice, le 28 janvier 1972.

L'incendie du 18 juillet a détruit le grand orgue, de précieuses oeuvres d'art et des vitraux de la cathédrale.

L'État " prendra toute sa part " dans la reconstruction, a promis le premier ministre Jean Castex, allé à Nantes féliciter les sapeurs-pompiers le jour de l'incendie. L'édification de cette cathédrale de style gothique flamboyant a duré plusieurs siècles (1434 à 1891).

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