Coronavirus: l’UE réserve 300 millions de doses pour un potentiel vaccin

Covid-19 Sanofi et GSK promettent 60 millions de vaccins au Royaume-Uni

Coronavirus: l’Union européenne réserve 300 millions de doses de vaccins auprès de Sanofi

Les Etats-Unis investissent massivement dans les géants pharmaceutiques français et britannique Sanofi et GlaxoSmithKline (GSK) pour sécuriser un futur vaccin contre le coronavirus.

Après les dernières polémiques concernant la réservation d'un vaccin contre le Covid-19 pour les Etats-Unis, Sanofi semble disposer à ouvrir son accès à un plus grand nombre. Passer des accords avec des Etats leur permet de partager les risques. Washington, qui avait entamé les discussions avec Sanofi dès février, dispose également d'une option pour 500 millions de doses supplémentaires. "De plus, la technologie de l'adjuvant a été développé par GSK en Belgique, à Rixensart", a indiqué vendredi soir GSK dans un communiqué.

Sanofi, basé en France, et GSK de Grande-Bretagne ont déclaré que les essais cliniques de leur vaccin devraient commencer en septembre, avec une étude de phase 3 en cours d'ici la fin de l'année.

Le secrétaire américain à la Santé et aux Services sociaux, Alex Azar, a déclaré que le portefeuille de vaccins en cours d'assemblage dans le cadre de l'opération Warp Speed "augmente les chances d'avoir au moins un vaccin sûr et efficace dès la fin de cette année ".

Sanofi et GSK ont récemment signé des accords avec les États-Unis, où elles ont noué des partenariats durables avec la Biomedical Advanced Research and Development Authority (BARDA, Autorité pour la Recherche-Développement avancée dans le domaine biomédical), ainsi qu'avec le gouvernement britannique.

Et des opérations similaires se multiplient à travers le monde.

L'Union européenne n'est pas en reste: elle a annoncé vendredi avoir sécurisé la réservation de 300 millions de doses de vaccins auprès de Sanofi et GSK pour 2021.

D'autant que Sanofi et GSK avaient déjà annoncé mercredi un accord sur 60 millions de doses avec le Royaume-Uni.

Les laboratoires ont besoin d'argent pour accélérer les premiers stades de développement des vaccins et préparer les unités de production sans craindre qu'ils ne soient laissés pour compte si les médicaments candidats échouent. Elle poursuit en outre "des discussions intensives" avec d'autres fabricants de vaccins, est-il précisé dans un communiqué. L'objectif est d'"assurer une production suffisante de vaccins dans l'UE" et "un approvisionnement suffisant des Etats membres".

"L'importante étape franchie aujourd'hui avec Sanofi est la première d'une stratégie européenne bien plus large en matière de vaccins". Cette précommande n'est pas encore préfinancée, mais le principe est que la Commission Européenne débourse des sommes nécessaires, pour garantir à l'ensemble des citoyens des 27 pays de l'Union, un accès équitable au futur vaccin.

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