Hong Kong: la Chine suspend l’accord d’extradition avec la Nouvelle-Zélande

Des manifestants à New York soutiennent le mouvement pro démocratie à Hong Kong

Des manifestants à New York soutiennent le mouvement pro démocratie à Hong Kong

" Au vu des derniers développements, la France ne procèdera pas en l'état avec la ratification de l'accord d'extradition signé le 4 mai 2017 entre la France et la Région administrative spéciale de Hong Kong ", a indiqué le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.

" La Chine a décidé que Hong Kong suspendra (à son tour) l'accord sur le transfert de fugitifs (...) et les accords d'entraide judiciaire avec la Nouvelle-Zélande", a annoncé Wang Wenbin, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Un scénario désormais improbable.

"La loi sur la sécurité nationale à Hong Kong est une rupture qui met à mal le cadre hérité de la rétrocession de 1997". Les Vingt-Sept sont en outre convenus de soutenir la population de l'ancienne colonie britannique en lui permettant de se rendre plus facilement en Europe grâce à l'octroi de visas, de bourses et d'échanges d'universitaires. Les militants pro-démocratie y redoutent une érosion sans précédent des libertés et de l'autonomie. En vertu du principe " un pays, deux systèmes ", Hong Kong jouit d'une large autonomie par rapport à la Chine continentale dirigée par le Parti communiste chinois (PCC). Elle "affecte aussi, directement, nos ressortissants et nos entreprises ".

Le mois dernier, la Grande-Bretagne a suspendu son traité d'extradition avec Hong Kong " immédiatement et indéfiniment " en réponse à la nouvelle loi, tandis que l'Allemagne a également suspendu son traité d'extradition suite à la décision de repousser les élections locales d'un an.

L'Union européenne s'est accordée sur des pistes d'actions pour tirer les conséquences de la nouvelle situation créée à Hong Kong.

Cette nouvelle législation en vigueur depuis le 30 juin dans l'ex-colonie britannique vise à sanctionner "la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères". Le président américain Donald Trump a annoncé avoir mis fin au régime économique préférentiel accordé par les Etats-Unis à Hongkong.

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