Espagne : L'ex-roi Juan Carlos se trouverait en République dominicaine

L'ancien roi d'Espagne Juan Carlos a indiqué qu'il allait quitter le pays

L'ancien roi d'Espagne Juan Carlos a indiqué qu'il allait quitter le pays. OSCAR DEL POZO AFP

Soupçonné de corruption et sous le coup d'une enquête de la Cour suprême, l'ancien roi Juan Carlos s'est résolu à l'exil.

Le parquet du Tribunal suprême cherche à savoir si l'ancien monarque peut être inclus dans ce dossier, alors qu'il était protégé par son immunité jusqu'au moment de son abdication en faveur de son fils Felipe, en juin 2014. Il est poursuivi dans le cadre d'une affaire de corruption entre des entreprises espagnoles pour l'obtention d'un marché de LGV en Arabie Saoudite.

Depuis, la justice suisse enquête sur une commission de 100 millions de dollars qu'il aurait touchée de l'Arabie saoudite sur un compte en Suisse en 2008.

La Maison royale espagnole a annoncé que l'ancien roi espagnol Juan Carlos a décidé de quitter l'Espagne et de s'exiler, sur fond d'accusations de corruption planant autour de lui.

Le ministère dominicain des Affaires étrangères a, pour sa part, dit n'avoir aucune information quant à un éventuel séjour de Juan Carlos dans ce pays des Caraïbes. De son côté, le vice-président du gouvernement Pablo Iglesias a dénoncé sur Twitter une "fuite" que le chef du parti anti-monarchiste Podemos juge "indigne d'un ex-chef d'État".

Juan Carlos, 82 ans qui a abdiqué à son fils Felipe VI, a refusé à plusieurs reprises de répondre à ces accusations par l'intermédiaire de son avocat. Une information à prendre pour l'instant avec des pincettes: selon le journal en ligne El Confidencial, Juan Carlos pourrait se trouver au Portugal, où il passé sa jeune enfance.

Sur son site, où a été publiée la lettre officielle, la Maison Royale précise que le Roi a souligné "l'importance historique" du règne de son père "au service de l'Espagne et la démocratie", tout en "réaffirmant les principes et valeurs sur lesquels celles-ci sont basées, la Constitution et notre ordonnancement juridique". Cela avait valu au souverain une immense popularité dans un pays où la monarchie est pourtant contestée. Mais son image avait été progressivement ternie par des rumeurs de corruption du monarque très proche des monarchies du Golfe. Pour Patricia, une Espagnole se décrivant comme une républicaine, ce départ est "une honte pour le pays". D'après la même source, Felipe VI a accueilli la décision avec " un profond respect et reconnaissance ". Puis, il a annoncé qu'il renonçait à l'héritage de son père "afin de préserver l'exemplarité de la Couronne".

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