Coronavirus: La situation peut basculer "à tout moment" en France

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Coronavirus : Une seconde vague épidémique «hautement probable» en France alerte le Conseil scientifique

Dans un avis rendu ce mardi 4 août, le Conseil scientifique a déclaré que " l'équilibre est fragile et nous pouvons basculer à tout moment " vers une reprise incontrôlée de l'épidémie de Covid-19 en France.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a demandé mardi au préfet de police de le rendre également obligatoire dans les marchés de la capitale ainsi que sur les quais de Seine, très fréquentés en été.

"L'équilibre est fragile et nous pouvons basculer à tout moment", avertit le Conseil scientifique cité par le site francetvinfo.fr. "Le virus circule de façon plus active, avec une perte accentuée des mesures de distanciation et des mesures barrières: l'équilibre est fragile et nous pouvons basculer à tout moment dans un scénario moins contrôlé comme en Espagne par exemple", écrivent ses 13 membres de l'organe.

"L'avenir de l'épidémie à court terme est en grande partie entre les mains des citoyens", qui doivent respecter les mesures barrières, poursuit le Conseil, selon qui "la France se trouve dans une situation contrôlée mais fragile".

Le nouveau coronavirus a déjà fait 30 294 morts en France.

En outre, le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés en réanimation a connu mardi sa deuxième augmentation consécutive (17 cas de plus depuis vendredi, pour un total de 388), rompant avec la tendance à la baisse observée depuis avril.

Face à une situation qui se dégrade, les autorités mettent aussi l'accent sur le port du masque.

C'est notamment le cas dans plusieurs dizaines de communes de Mayenne, département où le virus est particulièrement présent, dans certaines zones de Nice, Toulouse et de la métropole lilloise, ou encore certains lieux de Haute-Savoie. ", s'est étonné lundi Enzo Lorini, 21 ans, alors que le Premier ministre Jean Castex était en visite à Lille".

C'est également la ligne du Conseil scientifique: "La réponse à cette probable deuxième vague (à l'automne ou à l'hiver, NDLR) devra être différente de la réponse à la première". "L'anticipation des autorités sanitaires à mettre en place opérationnellement les plans de prévention, de prise en charge, de suivi et de précaution est un élément majeur".

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"Ce qu'on mesure sur le terrain, c'est qu'il y a quelques foyers (.) On n'est pas du tout dans le même schéma que ce qu'on a vécu en février-mars: le niveau scientifique a augmenté, on sait comment faire", assure-t-il.

Certains scientifiques appellent néanmoins à relativiser les chiffres actuels. "L'épidémie est maîtrisée, si jamais on se fait dépasser, on le saura très en avance", a récemment affirmé à l'AFP Yonathan Freund, professeur de médecine d'urgence à la Pitié-Salpêtrière à Paris, qui s'élève contre un excès "d'alarmisme".

" S'il y a 1000 cas par jour, c'est parce que le virus circule, et c'est normal".

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