Après les explosions à Beyrouth, au moins 16 fonctionnaires arrêtés

Emmanuel Macron a été accueilli à son arrivée à l’aéroport international de Beyrouth par le président Michel Aoun

Emmanuel Macron a été accueilli à son arrivée à l’aéroport international de Beyrouth par le président Michel Aoun

Le dernier décompte du ministère libanais de la Santé recensait jeudi au moins 137 morts et 5000 blessés, alors que des dizaines de personnes restent portées disparues.

Au moins 40 Français ont été blessés dans la double explosion au port de Beyrouth, selon un nouveau bilan provisoire communiqué jeudi 6 août par le parquet de Paris, qui a élargi son enquête après le décès d'un ressortissant français.

Elles ont pratiquement détruit le port et dévasté des quartiers entiers de Beyrouth, soufflant les vitres des kilomètres à la ronde.

Le président doit durant sa journée de visite s'entretenir avec Michel Aoun et les principaux responsables libanais, politiques et "représentants des mouvements civils ", a indiqué la présidence française.

Selon des sources de sécurité, les autorités du port, les services des douanes et des services de sécurité étaient tous au courant que des matières chimiques dangereuses étaient entreposées au port, mais se sont rejeté mutuellement la responsabilité du dossier.

Le drame a nourri la colère des Libanais, qui réclament justice.

"Aidez-nous! Révolution!", "Le peuple veut la chute du régime", ont scandé le habitants de Gemmayzé devant M. Macron venu s'enquérir à pied des dégâts sur place. Lors d'échanges avec eux, il a serré la main à plusieurs personnes et pris une femme dans ses bras.

Emmanuel Macron leur a promis de demander aux dirigeants libanais de "changer le système (.), de lutter contre la corruption".

"J'ai été franc, direct, sincère, j'attends des autorités libanaises des engagements", a-t-il annoncé, appelant les dirigeants libanais à un "profond changement" et à une "refondation d'un ordre politique nouveau" pour sortir leur pays de l'impasse politique et économique.

"Interpellé par un homme qui dit en avoir " assez " de la classe politique libanaise " pourrie", le président de la République Emmanuel Macron s'est engagé à revenir au Liban pour le 1er septembre.

Après avoir dit que l'aide internationale n'irait "pas dans les mains de la corruption", M. Macron a annoncé que la France organiserait "une conférence internationale de soutien" aux Libanais, afin de mobiliser "des financements internationaux, des Européens, des Américains, de tous les pays de la région et au delà (.)". La France a déjà envoyé des secouristes et des médicaments. Le mot-dièse "Pendez-les" circule sur Twitter.

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