" "À Beyrouth, Macron veut " organiser l’aide internationale " après les explosions

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"Nous regardons positivement toute assistance et toute expression de sympathie envers le Liban, et toute visite au Liban ces jours-ci, surtout si elle s'inscrit dans le contexte de l'aide du Liban et du rassemblement", a souligné M. Nasrallah. Les investigations continuent. Lors de la conférence de presse du jeudi 6 août, Emmanuel Macron a réclamé une enquête internationale "ouverte, transparente".

" Je souhaite organiser la coopération européenne et plus largement la coopération internationale ", a ajouté le président français, premier chef d'État étranger à se rendre au Liban après les explosions qui ont ravagé des pans entiers de la capitale libanaise, faisant au moins 137 morts et 5 000 blessés.

Au niveau national, une enquête est déjà en cours "depuis 72 heures", a rappelé Rami Adwan, l'ambassadeur du Liban à Paris, vendredi sur France 24, ajoutant que "la justice sera saisie [samedi] de l'ensemble du travail des enquêteurs jusque-là".

"Aujourd'hui, la priorité c'est l'aide, le soutien à la population sans condition".

Il s'est ensuite rendu sur le site des explosions, qui ont endommagé une bonne partie de la capitale et s'entretenir avec les principaux responsables libanais et des membres de la société civile. Si la France ne joue pas son rôle (...), l'ingérence, elle sera celle d'autres puissances: "elle sera iranienne, elle sera turque, elle sera saoudienne, elle sera des tas d'autres puissances de la région", a insisté le chef de l'Etat français. Indiquant qu'"il y aura un avant et un après 4 août 2020", le président français reste confiant. "Le Liban a les capacités d'un rebond", a-t-il dit. Le plus important, c'est cette solidarité fraternelle à l'égard du peuple libanais. La France a déjà envoyé des secouristes et des médicaments via trois avions et hier, Emmanuel Macron a annoncé que le porte-hélicoptères amphibie "Le Tonnerre" arrivera jeudi prochain "avec des soignants, des équipes d'urgence, des capacités de soins".

"Je nie totalement, catégoriquement, qu'il y ait quoi que ce soit à nous dans le port, ni entrepôt d'armes, ni entrepôt de missiles (.) ni une bombe, ni une balle, ni nitrate " d'ammonium, a martelé le chef du Hezbollah dans une allocution télévisée, après des accusations dans les médias ou au sein de l'opinion publique pointant du doigt l'influent mouvement chiite libanais.

Invité sur la radio française Europe 1, le chef de la diplomatie libanaise Charbel Wehbé a fait état jeudi de la création d'une commission d'enquête "qui a quatre jours pour donner un rapport détaillé sur les responsabilités".

Depuis le drame, les Libanais réclament des comptes aux responsables et le mot-dièse "Pendez-les" circule sur Twitter.

Il rencontrera à Beyrouth le président Michel Aoun, ainsi que Nabih Berri, le président de la Chambre des députés, et le président du conseil des ministres Hassan Diab.

Aucune mesure pour abriter les personnes ayant perdu leur logis n'a été mise en place par les autorités.

"Le Liban n'est pas seul", a tweeté Emmanuel Macron, en français et en arabe, dès son arrivée à Beyrouth, où il a été accueilli par le président Michel Aoun.

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