Emmanuel Macron au chevet du Liban

Les terribles images de Beyrouth au lendemain des explosions

De violentes explosions dans un hangar contenant du nitrate d’ammonium ont sinistré la ville de Beyrouth ce 4 août 2020 AFP

Il a ensuite souligné la nécessité d'"initiatives fortes (.) pour lutter contre la corruption, pour imposer la transparence, pour mener les réformes que nous connaissons", en citant la lutte contre la corruption, la réforme du système bancaire et celle du secteur de l'électricité. "Je souhaite organiser la coopération européenne et plus largement la coopération internationale".

L'explosion, la plus dévastatrice vécue par le Liban, a alimenté la colère des Libanais qui avaient battu le pavé pendant des mois fin 2019 pour exprimer leur ras-le-bol de la classe dirigeante. "Quatre avions algériens s'apprêtent à décoller pour Beyrouth", selon le communiqué publié après un entretien téléphonique entre le président Abdelmadjid Tebboune et son homologue libanais Michel Aoun.

Ses dons serviront à apporter de l'aide logistique sur le terrain, ainsi que de subvenir aux besoins de première nécessité des populations.

Le président français a également indiqué qu'il souhaitait avoir " un dialogue de vérité" avec les responsables libanais, " car au-delà de l'explosion, nous savons que la crise ici est grave, elle implique une responsabilité historique des dirigeants en place ".

M. Macron, dont le pays est une ancienne puissance mandataire au Liban, a redit qu'il reviendrait à Beyrouth le 1er septembre "pour faire un point d'étape ensemble".

" Aidez-nous! Révolution! ", a encore scandé la foule, le président français prenant le temps d'échanger avec elle à plusieurs reprises, dans la cohue.

Mardi, des explosions provoquées selon les autorités par 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium stockées dans un entrepôt ont rasé quasi entièrement le port de Beyrouth, provoquant d'importants dommages dans la capitale.

En visite à Beyrouth après une explosion dévastatrice, le président français Emmanuel Macron a réclamé jeudi une enquête internationale sur ce drame et appelé à un "profond changement" de la part des dirigeants libanais, accusés d'incompétence et de corruption par une population en colère. On se souvient de l'amitié affichée entre Jacques Chirac et l'ancien Premier ministre sunnite Rafic Hariri, assassiné à Beyrouth il y a quinze ans.

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