Agression dans une laverie du Val-d'Oise : trois suspects en garde-à-vue

Port du masque obligatoire

Val-d'Oise le client d'une laverie passé à tabac pour avoir demandé le port du masque AFP 2020 DENIS CHARLET

Deux des suspects s'étaient rendus d'eux-mêmes mercredi au commissariat d'Enghien-les-Bains (Val-d'Oise), chargé de l'enquête. Un suspect aurait été interpellé mardi après-midi, a appris France Info de source proche. Les auditions des trois hommes se poursuivaient mercredi en début de soirée. Dimanche, un homme a été violemment attaqué par quatre hommes dans une laverie à Soisy-sous-Montmorency, dans le Val-d'Oise. Il avait demandé à un autre client de respecter le port du masque.

La victime qui vit à Soisy-sous-Montmorency depuis une trentaine d'années, a porté plainte lundi pour "violences aggravées suivies d'incapacité n'excédant pas 8 jours" selon Le Parisien. Alors qu'il venait laver son linge avec ses deux enfants de cinq et sept ans, les choses se sont rapidement envenimées.

Nouvelle agression pour non-respect du port du masque. "S'ils touchaient ma nuque c'était fini, à deux centimètres près c'était la morgue", nous confiait-il au lendemain de l'agression. Deux hommes ont frappé le client avec une batte de baseball et deux autres a mains nues, selon les images de vidéosurveillance. L'individu, avec qui Augustin aurait eu l'échange initial sur le port du masque, a reconnu avoir eu une altercation avec la victime à la suite de sa demande. "Il m'a dit "je fais ce que je veux" ", a ajouté le plaignant, précisant avoir réitéré cette demande, vu la configuration des lieux. L'homme non masqué a ensuite quitté les lieux avant de revenir accompagné de trois autres hommes. L'expédition punitive, qui n'a duré que quelques secondes, s'est poursuivie une fois la victime au sol, selon ces images.

Transporté à l'hôpital, l'homme souffre d'un traumatisme crânien avec une plaie, de contusions et de douleurs lombaires. Cette agression filmée a fait réagir le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin qui a dénoncé des images "insupportables" et assuré que la police était "mobilisée pour arrêter les auteurs de ces faits odieux".

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