"Rave party" en Lozère: 2.500 fêtards sont toujours sur le site

Illustration V.L

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Le rassemblement " se compose toujours actuellement d'environ 4 500 personnes ", a indiqué à la mi-journée la préfecture dans un communiqué. Plusieurs sources locales avaient évoqué la présence de 10.000 personnes samedi soir.

Quelles conséquences?Présente sur les lieux depuis ce lundi matin, Valérie Hatsch, la préfète de la Lozère, est allée à la rencontre des agriculteurs touchés par ce rassemblement, pour une évaluation des dégâts aux clôtures et pâturages. Samedi soir, les " teufeurs ", venus de toute la France et d'Espagne, s'étaient rassemblés dans un champ à Hures-la-Parade, sur le plateau calcaire, le Causse Méjean, traversé par des gorges, au cœur du parc national des Cévennes. En effet, cette rave-party sauvage est illégale, puisque ces milliers de personnes ont pénétré sur le terrain sans l'accord de son propriétaire. En conséquence, les gendarmes ont procédé à des verbalisations pour alcoolémie et usages de produits stupéfiants. "En tout, 26 personnes ont été blessées, souvent " à cause d'une consommation excessive de drogue " dont " un jeune d'une vingtaine d'années en urgence absolue qui a été évacué par hélicoptère à Montpellier ".

Deux centres de dépistage du Covid-19 sont en cours d'installation sur des lieux de passage, à proximité du site, pour être opérationnels mardi matin, a également indiqué Valérie Hatsch.

La préfecture a dénoncé les actions de 13 agriculteurs de la Coordination rurale de la Lozère, "syndicat minoritaire", qui ont bloqué plusieurs routes lundi en réclamant l'évacuation forcée des fêtards.

Dans la soirée, une dizaine de véhicules bloquaient toujours trois routes d'accès à Mende, la ville préfecture de la Lozère, mais en laissant passer les voitures " au bout de 20 minutes ", a précisé M. Pouget. "Les Lozériens ont été très sérieux avec la Covid-19, ils ont respecté les gestes barrières et cette arrivée massive de gens qui ne respectent rien les a profondément choqués", a-t-elle confié sur les récits du Figaro.

Une manifestation qui a mis en colère les habitants du département de la Lozère qui fait partie des zones de France les moins touchées par le coronavirus depuis le début de l'épidémie.

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