Ankara menace Athènes — Méditerranée orientale

La Turquie exhorte l’UE à rester impartiale dans sa crise avec la Grèce

Tensions en Méditerranée : Le prochain Conseil européen pourrait décider de sanctions contre la Turquie

"Nous avons fourni des solutions à l'Otan pour résoudre le différend et éviter toute friction, mais la Grèce a changé sa position après approbation", estimant que "les pratiques d'Athènes sont le meilleur exemple de ses mensonges et de sa mauvaise foi quant à la question d'accepter d'entamer des pourparlers avec Ankara". La Turquie et la Grèce, toutes deux membres de l'Otan, se déchirent à propos de gisements d'hydrocarbures en Méditerranée orientale, depuis que la Turquie y a envoyé, le 10 août, un navire d'exploration sismique accompagné de navires de guerre.

Ils vont comprendre, soit par le langage de la politique et de la diplomatie, soit sur le terrain via d'amères expériences.

Le secrétaire général de l'Otan a affirmé jeudi que la Grèce et la Turquie allaient mener des "pourparlers techniques" afin de prévenir tout nouvel incident en Méditerranée orientale.

"Au cours de la vidéoconférence, le président Erdogan a réitéré son engagement en faveur d'une répartition équitable (des ressources énergétiques), dans laquelle les droits de la Turquie et des Chypriotes turcs en Méditerranée orientale seraient protégés et qui servirait aussi les intérêts de tous les Etats riverains", a indiqué un communiqué du bureau des communications présidentielles turques.

De son côté, la Grèce, qui a appelé la Turquie à retirer ses navires de la zone, a également déployé des navires de guerre pour surveiller les activités turques dans cette région.

Fin août, les tensions sont montées d'un cran entre la Turquie et la Grèce, qui ont effectué des manœuvres militaires rivales, la première avec les États-Unis puis avec la Russie, la seconde avec la France, Chypre et l'Italie.

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