LVMH : contre-attaque judiciaire à l'égard de Tiffany

Dans son communiqué le géant tricolore du luxe explique avec pris connaissance avec étonnement de la plainte déposée par Tiffany dans le Delaware

Mariage avorté avec Tiffany : LVMH va saisir à son tour la justice américaine contre le joaillier

Au lendemain de l'annonce de la suspension du rachat de Tiffany, LVMH saisit à son tour la justice américaine - le joaillier américain l'ayant fait dès hier.

" Mauvaise foi ", " mauvais résultats", " diffamation "... LVMH estime, entre autres, que cette période est affectée par une situation de force majeure (material adverse effect), que Tiffany n'a pas suivi un cadre normal de gestion (ordinary course of business), notamment en distribuant des dividendes substantiels alors que la société était en perte et que les opérations et l'organisation de cette société n'ont pas été préservées (not substantially intact) " indique le groupe de Bernard Arnault.

Il l'accuse aussi de l'avoir informé avec retard d'une lettre émanant du ministère français des Affaires étrangères, dont il dit ne pas avoir obtenu de copie, demandant à LVMH de reporter au-delà du 6 janvier la finalisation de l'opération en raison d'une menace de taxes américaines sur des produits français. "Elle est manifestement préparée de longue date par Tiffany et a été communiquée d'une manière trompeuse pour les actionnaires et diffamatoire ".

"De son côté, LVMH affirme que cette accusation " n'a aucune substance", précisant que la notification à Bruxelles devait intervenir " comme prévu " dans les prochains jours".

"La longue préparation de cette assignation montre la mauvaise foi de Tiffany dans ses relations avec LVMH". Cette date résulte simplement du planning fixé avec la commission européenne elle-même, ce que Tiffany sait parfaitement.

"Le géant du luxe a aussi porté le fer sur le terrain des résultats et des perspectives de Tiffany pour l'année 2020, qualifiés de " mauvais " et " significativement inférieurs à ceux des marques comparables du groupe LVMH pendant la période ".

"Compte tenu de ces éléments, et connaissance prise des premières analyses juridiques menées par les conseils et les équipes de LVMH, le conseil d'administration a (.) acté, qu'en l'état, le groupe LVMH ne serait donc pas en mesure de réaliser l'opération d'acquisition de la société Tiffany", dit le groupe français. Les acteurs de marchés peinent encore à y croire.

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