Associant "singe" et "nègre", Nicolas Sarkozy fait polémique

France: Nicolas Sarkozy crée la polémique après avoir associé les mots nègres et singes

Associant «singe» et «nègre», Nicolas Sarkozy fait polémique

L'ancien président de la République était, jeudi, l'invité de l'émission "Quotidien", sur TMC.

Alors qu'il dénonçait "les élites qui se pincent le nez", Nicolas Sarkozy a évoqué le roman d'Agatha Christie, les Dix petits nègres, récemment rebaptisé Ils étaient dix en français en raison de la dimension raciste de l'ancien titre, demandant si on avait "le droit de dire singe". Qui sont comme les singes, qui n'écoutent personne. Mais "il n'y a rien qui se démode plus que le nouveau monde".

"On a peut-être le droit de dire 'singe' sans insulter personne".

"Si on n'emploie pas des mots que les gens entendent et qui leur signifient que nous, qui sommes privilégiés, nous comprenons dans quel enfer ils vivent, à ce moment-là, si vous ne faîtes pas ça avec des bons mots, vous décrochez toute une partie de la population" a d'abord affirmé l'ex-président. Parce que (rires) On n'a plus le droit de dire. On a le droit de dire singe? "Elle progresse la société". Agatha Christie, eh bien on n'a plus le droit maintenant.

Cette curieuse association d'idées a tout de suite fait réagir la toile notamment sur Twitter.

"Alors Nicolas, comment te dire, le mot que tu cherches ce n'est pas "singe" mais "nègre".

Le député européen écologiste Yannick Jadot, lui, n'a pas hésité à qualifier de "naufrage raciste" l'intervention de Nicolas Sarkozy. L'adjoint d'Anne Hidalgo à la mairie de Paris, Audrey Pulvar a exprimé son "dégoût", sa "honte", déplorant le comparatif qu'il aurait fait. "Monsieur Nicolas Sarkozy, je dois vous dire que je suis interdite, devant cet extrait de Quotidien", écrit l'élue parisienne sur Twitter.

Guillaume Larrivé disait que l'ancien président de la République pouvait " être une hypothèse " à droite pour l'élection présidentielle de 2022. Aurélien Taché (ex-LREM) a, lui, rapproché ce terme à d'autres que Nicolas Sarkozy avait utilisés dans le passé, et qui avaient déjà fait polémique: "15 ans après le 'Karsher', la 'racaille' et après avoir contaminé la totalité des partis politiques, la boucle est bouclée", tonne-t-il.

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