Charlie Hebdo: "Le journal était menacé 50 fois par jour"

Al Qaïda menace Charlie Hebdo pour avoir réédité des caricatures de Mahomet

La nouvelle publication de Charlie Hebdo a suscité la colère de certains musulmans comme ici à Lahore au Pakistan où un drapeau français a été brûlé. AFP

" Si on a peur, ils ont gagné", a martelé devant la cour d'assises spéciale de Paris Chloé Verlhac, veuve du dessinateur Tignous, tué par les frères Kouachi lors de l'attaque du 7 janvier 2015 contre l'hebdomadaire satirique".

"C'est l'impuissance qui est le plus dur à porter dans ce qui s'est passé": les mains jointes sur le pupitre, la dessinatrice Corinne Rey, alias Coco, cherche ses mots en agitant les doigts, la gorge nouée par l'émotion.

Pour rappel, le Maroc avait eu la même position suite aux attentats de Charlie Hebdo, avec la promesse faite à l'époque par Mustapha El Khalfi, ancien ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement: "Nous avons interdit tous les journaux contenant les caricatures du prophète publiées dans Charlie Hebdo, et interdirons tout numéro à l'avenir publiant ces images ou d'autres portant atteinte au prophète". "Il ne faut pas avoir peur, il faut continuer à vivre, à rigoler, pour vivre libre", a insisté le jeune homme. La mort de Bernard Maris, figure respectée dans le champ économique, à l'âge de 68 ans, avait suscité de nombreuses réactions dans le monde universitaire et médiatique. Un portrait complété à la barre par la fille de l'économiste. "Nous ne renoncerons jamais", a souligné Riss, le directeur de la publication de Charlie Hebdo, à la veille du procès. "Si votre liberté d'expression ne respecte aucune limite, préparez-vous à vous confronter à la liberté de nos actions", a menacé l'organisation djihadiste.

Le président Macron a "Vu le feu vert" à cette réédition, accuse toujours Al-Qaida. Pour marquer l'ouverture le 2 septembre du procès à Paris des attentats jihadistes contre Charlie Hebdo, des policiers et une supérette juive ayant fait 17 morts dans la capitale française en janvier 2015, le journal satirique a remis en une les caricatures de Mahomet, qui avaient fait de l'hebdomadaire une cible des jihadistes.

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