Les pays pauvres paient le prix fort — Cancer

Chaque année 1 100 personnes décèdent suite à un cancer. Le ministère de la santé met l'accent sur la prévention pour diminuer le nombre de personnes touchées

Les pays pauvres paient le prix fort — Cancer

Des mesures sanitaires prises en amont pourraient empêcher le développement de la maladie.

A l'occasion de la journée mondiale contre le cancer, ce 4 février, l'Organisation mondiale de la santé alerte sur la situation des pays précaires. Dans son message à la population béninoise, le ministre Benjamin Hounkpatin a fait savoir qu'au Bénin, les estimations font état de plus de 8000 nouveaux cas de cancer enregistrés chaque année et près de 6000 décès dus à cette maladie. " Si les tendances actuelles se poursuivent, le monde connaîtra une augmentation de 60% des cas de cancers au cours des deux prochaines décennies " alerte l'OMS.

D'après les projections, le nombre de nouveaux cas du cancer passeront à plus de 2 millions d'ici à 2014 contre 1 million en 2018 en Afrique. L'organisation s'attend à ce que le chiffre atteigne d'ici à 2040 une fourchette allant de 29 à 37 millions, avec une forte augmentation dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Une raison principale à cela: l'insuffisance des ressources consacrées à la prévention. " En 2019, plus de 90% des pays à revenu élevé ont indiqué posséder des services complets de traitement du cancer, contre moins de 15% dans les pays à faible revenu".

Selon l'expert, lorsque les individus ont accès aux soins primaires et aux systèmes d'orientation, il est possible de détecter le cancer à un stade précoce, de le traiter efficacement et de le guérir.

Le virus de l'hépatite B, le virus de l'hépatite C et certains types de HPV quant à eux augmentent respectivement le risque de développer le cancer du foie ou du col de l'utérus et l'infection à VIH accroît fortement le risque de développer un cancer comme celui du col de l'utérus. " Si nous mobilisions les différentes parties prenantes pour qu'elles travaillent ensemble, nous pourrions sauver au moins sept millions de vies au cours de la prochaine décennie " a assuré le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l'OMS.

Mais de manière générale, le nombre de décès dus au cancer recule au niveau mondial. Prévention, diagnostic précoce, dépistage, amélioration des traitements ont permis de réduire de 20% le taux de mortalité liée au cancer. "Dans les pays à faible revenu, la réduction n'a été que de 5 %", a estimé la directrice du Centre international de recherche sur le cancer, Elisabete Weiderpass.

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