Emily Ratajkowski accuse un photographe d'agression sexuelle

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L'agent d'Emily Ratajkowski l'avait envoyée là-bas pour réaliser des photos pour le magazine Darius. Et l'actrice et mannequin nomme précisément un de ses agresseurs: le photographe Jonathan Leder. "La seconde où j'ai laissé tomber mes vêtements, une partie de moi s'est dissociée", se souvient-elle pourtant. Tout ce qu'il s'est passé ensuite est flou, je ne me souviens pas de l'avoir embrassé, mais je me souviens que ses doigts étaient soudainement en moi. Je me suis fixée l'idée de regarder à travers l'objectif de son appareil photo. "Le flash était si éblouissant et j'avais bu tellement de vin que des taches noires géantes s'étendaient devant les yeux", confie le mannequin. Emily Ratajkowski se retrouve alors seule face à cet homme, comme elle le raconte au New York Magazine. "On m'a toujours dit qu'il était important d'avoir une réputation de travailleuse et d'être facile à vivre". Il poussait, comme personne ne m'avait touchée auparavant, et depuis.

"Ça me faisait vraiment, vraiment mal. Instinctivement, j'ai mis ma main sur son poignet et j'ai retiré ses doigts de moi avec force. Il s'est levé brusquement et est parti silencieusement dans l'obscurité".

Quatre ans après cette dramatique séance photo, Jonathan Leder publie un ouvrage contenant 71 clichés pris lors de cette fameuse soirée et le met en vente pour 80 dollars.

Au réveil, la victime et son bourreau se quittent sans échanger un mot et Emily Ratajkowski garde cette histoire pour elle.

À aucun moment, le mannequin n'a donné son consentement. Plus tard, elle explique avoir accepté le vin que lui proposait le photographe, pour " paraître plus mature ". "J'étais livide et frénétique", explique-t-elle ainsi. Mais va beaucoup plus loin.

"Vous savez de qui on est en train de parler, n'est-ce pas?" C'est la fille (...) qui rebondissait nue dans le clip de Robin Thicke (Blurred Lines, NDLR). "Vous croyez vraiment que quelqu'un pense qu'elle est une victime?".

De son côté, Jonathan Leder a réfuté les accusations portées contre lui.

Et en dépit du douloureux souvenir que représente ce shooting, cette dernière n'a pas souhaité s'y opposer, refusant de perdre son temps, son énergie et son argent dans une trop longue bataille juridique. "Finalement, Jonathan sera à court de Polaroids croustillants et exclusifs, et moi je resterais la vraie Emily, celle qui a écrit cette tribune".

À partir de quand un mannequin possède sa propre image?

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