COVID-19 | Une "deuxième vague" touche le Royaume-Uni, affirme Johnson

Le Royaume Uni doit faire face à une seconde vague sur fond de débâcle du système de dépistage

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Le gouvernement britannique sert la vis devant la hausse des contaminations au Covid-19. "Il ne fait aucun doute, comme je le dis maintenant depuis plusieurs semaines, que nous pouvions nous attendre à une deuxième vague et que nous en voyons maintenant une arriver", a-t-il déclaré vendredi lors d'une visite d'un chantier en construction d'un centre de vaccins près d'Oxford.

" Nous la voyons en France, en Espagne, à travers l'Europe. Il est absolument inévitable, je le crains, que nous finissions par voir (la reprise, ndlr) dans ce pays", a insisté Boris Johnson qui a toutefois exprimé sa réticence à imposer un nouveau confinement total du pays. Face à l'extension de la pandémie, le gouvernement conservateur a durci le ton tout en voulant à tout prix éviter un nouveau confinement généralisé aux effets économiques désastreux. En revanche, les restrictions locales comme c'est le cas dans certaines localités du nord-est de l'Angleterre pourraient être envisagées.

Entrées en vigueur vendredi, les mesures, qui concernent deux millions de personnes, interdisent notamment les rencontres entre personnes de différents foyers et introduisent un couvre-feu de 22 h à 5 h dans les lieux de divertissement. Les personnes testées positives devront quant à elles s'isoler 10 jours.

Parmi ces mesures, le gouvernement britannique introduit une obligation légale d'auto-confinement, à compter du 28 septembre, pour les personnes testées positives ou à qui le National Health Service (NHS) demande de le faire. "Le nombre de patients hospitalisés infectés par le coronavirus double tous les huit jours", a déclaré le ministre de la Santé. Elle souligne que les plus forts taux d'infection se trouvent dans le nord-ouest et à Londres.

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